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ALCOOL: Une consommation même modérée réduit de 40% la plasticité du cerveau

Actualité publiée il y a 6 années 1 mois 2 semaines
Neuroscience

Consommer quotidiennement de l’alcool, même de façon modérée, pourrait être néfaste pour le cerveau et sa plasticité, suggèrent ces chercheurs de l’Université Rutgers. Si boire un ou deux verres de vin par jour est considéré comme un bon point pour la santé cardiovasculaire, cette étude sur l’animal révèle que même une consommation modérée pourrait diminuer, et jusqu’à 40%, le nombre de nouvelles cellules cérébrales. Ces conclusions sont publiées dans l’édition du 8 novembre de la revue Neuroscience.

Les chercheurs ont examiné comment une consommation modérée à élevée d'alcool altère la production de nouveaux neurones dans l'hippocampe de rats adultes. Les chercheurs ont donné accès à des rats mâles et femelles à un régime alimentaire liquide complété avec soit 4% d'éthanol ou de maltodextrine durant une période de 2 semaines. Les cellules en prolifération ont été marquées avec de la Bromodeoxyuridine (BrdU) et le nombre de cellules positives au BrdU dans l'hippocampe a été évalué après le dernier jour de suivi. Les rats ont été soumis à des tests d'habileté motrice ou d'apprentissage afin d'examiner les effets de la consommation d'alcool sur les différentes fonctions. Le régime liquide alcoolisé a bien entraîné une concentration d'alcool dans le sang, d'environ 0,08%, -ce qui est comparable à la limite pour l'homme- mais n'a pas altéré les capacités d'apprentissage et les habiletés motrices des animaux, quel que soit leur sexe.


Toutefois, le nombre de cellules produites dans l'hippocampe s'en trouve réduit de près de 40%. Ainsi, une consommation modérée d'alcool en moyenne pendant une courte période de temps peut avoir des effets très sévères sur la plasticité cérébrale. Si l'étude ne le démontre pas, les chercheurs émettent l'hypothèse, qu'une consommation modérée d'alcool à plus long terme peut donc entraîner un effet défavorable sur l'apprentissage et la mémoire. Selon l'Institut national américain NIAAA (National Institute of Alcohol Abuse and Alcoholism), les hommes qui consomment 14 verres par semaine et les femmes 7 ou plus par semaine sont considérés comme « buveurs à risque ». Et avec cette étude, à risque pour le cerveau.

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