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ALZHEIMER: Vitamine D et Omega 3 pour effacer les plaques amyloïdes

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 1 semaine
Journal of Alzheimer's Disease

Cette équipe de chercheurs de l’Université de Californie - Los Angeles a mis en évidence comment la vitamine D3 et les acides gras oméga-3 peuvent améliorer la capacité du système immunitaire à effacer les plaques amyloïdes du cerveau, une des caractéristiques principales de la maladie d'Alzheimer. Leurs travaux, présentés dans l’édition du 5 février du Journal of Alzheimer's Disease identifient les gènes clés et les voies de signalisation régulés par ces nutriments, qui peuvent aider à contrôler l'inflammation.

De précédentes recherche de laboratoire par la même équipe avaient permis d'identifier des mécanismes clés de l vitamine D3 qui contribuent à éliminer la protéine bêta-amyloïde. Cette nouvelle étude élargit le rôle de la vitamine D3 et souligne celui des oméga-3.


Dr Milan Fiala, chercheur à l'UCLA et son équipe, ont prélevé des échantillons de sang de 2 patients atteints d'Alzheimer et de sujets sains et ont isolé des cellules immunitaires critiques appelées macrophages. Les macrophages engloutissent les déchets de bêta-amyloïde. L'équipe a incubé ces cellules immunitaires avec la protéine bêta-amyloïde puis ont ajouté soit une forme active de la vitamine D3 (1alpha, 25-dihydroxyvitamin D3) soit une forme active de l'acide gras oméga-3 (Résolvine D1) à certaines des cellules afin de mesurer leur effet sur l'inflammation et l'absorption de la bêta-amyloïde.

Les deux composés améliorent la capacité des macrophages à engloutir la bêta-amyloïde et à inhiber la mort cellulaire induite par la protéine. Chacune de ces molécules utilise des récepteurs différents mais des voies de signalisation communes. Les chercheurs constatent également que les macrophages de patients atteints d'Alzheimer expriment différemment les gènes inflammatoires, par rapport aux témoins sains. Une étude plus approfondie pourrait permettre d'identifier les modèles distincts de transcription de ces gènes inflammatoires et préciser les étapes de la maladie explique Mathew Mizwicki, co-auteur de l'étude.
Chaque patient aurait besoin d'un équilibre « délicat » entre la supplémentation en vitamine D3 et en oméga-3 et l'équilibre nutritionnel du patient pour optimiser la suppression de la protéine bêta-amyloïde. Ce point expliquerait les données contraires sur les effets des oméga-3 sur la maladie d'Alzheimer. La prochaine étape est donc une étude plus large pour confirmer ces résultats, ainsi qu'un essai clinique avec oméga-3, concluent les chercheurs.

Source: Journal of Alzheimer's Disease 34 (2013) 1–5 1α,25-Dihydroxyvitamin D3 and Resolvin D1 Retune the Balance between Amyloid-β Phagocytosis and Inflammation in Alzheimer's Disease Patients (vignette NIH- amyloid plaque in the brain of a person with Alzheimer's disease)

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