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AUTISME: Pourquoi il est difficile d'associer phénotype et génétique

Actualité publiée il y a 5 années 4 mois 1 semaine
Biological Psychiatry

A symptômes similaires, profils génétiques divers. La grande difficulté dans l’autisme explique cette étude française de chercheurs du Centre hospitalier Sainte Anne est en effet de pouvoir associer à un ensemble de caractéristiques cliniques caractérisant un sous-groupe homogène de patients, un ensemble de variantes génétiques communes. Cette nouvelle analyse génétique montre en effet une extrême variabilité clinique chez les patients atteints de troubles du spectre autistique suggérant non seulement le poids important des autres facteurs (épigénétiques ou environnementaux) mais ralliant aussi l’hypothèse de corrélations spécifiques entre les altérations génétiques contribuant au risque d’autisme.

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La recherche génétique sur l'autisme a fait d'énormes progrès au cours des 3 dernières années. La recherche fait état d'un risque génétique qui pèserait pour 60% à 80% du risque, selon les études, et a identifié de nombreux gènes de risque qui ne correspondent chacun qu'à moins de 1% des cas diagnostiqués et, tous ensemble, à moins de 20% des cas. Plus récemment, quelques études, dont une étude de chercheurs de l'Inserm-CNRS ont évoqué l'hypothèse d'un réseau biologique de gènes, associé aux TSA, ce qui contribuerait à expliquer comment des gènes différents peuvent provoquer des TSA aux caractéristiques parfois similaires, parfois différentes.


L'absence de corrélation évidente clinique-génétique : Cette nouvelle étude confirme également le doute sur l'association entre un ensemble de caractéristiques cliniques et un ensemble de gènes « de prédisposition ». En synthèse, l'expression génétique d'un « type » de TSA, retrouvé chez un groupe de patients, n'est pas homogène.

Cette collaboration scientifique a ainsi travaillé sur les données de la Simons Simplex Collection, un projet ayant caractérisé génétiquement, 2.576 familles avec antécédents d'autisme. Les chercheurs ont pu constituer 11 sous-groupes phénotypiques, c'est-à-dire présentant des caractéristiques cliniques similaires (dont le profil de diagnostic, le Q.I. et les symptômes). Les chercheurs ont ensuite analysé les données génotypiques dans « l'espoir » d'identifier des variantes génétiques communes au sein de chaque sous-groupe.

L'analyse ne parvient pas à identifier une association significative, ni à l'échelle du génome de l'échantillon global, ni au sein des différents sous-groupes phénotypiques.

2 implications :

Une partie de la variabilité clinique des TSA serait liée à d'autres causes que la vulnérabilité génétique, dont les changements épigénétiques ou les facteurs environnementaux.

La variabilité clinique des TSA serait le résultat de corrélations génétiques, elles-mêmes fonctions de l'architecture –ou de la cartographie- génétique propre à chaque patient.

L'auteur principal de l'étude, le Dr Pauline Chaste du Centre Hospitalier Sainte Anne, décrit ainsi à son tour, un « nouveau paradigme pour les études impliquant la relation entre phénotypes et génotypes psychiatriques ». En pratique, concluent les auteurs, aborder les TSA par l'analyse de sous-groupes phénotypiques ne permettra pas d'avancer la recherche sur les variantes de susceptibilité.

Source: Biological Psychiatry May 1, 2015 doi: 10.1016/j.biopsych.2014.09.017 A Genome-wide Association Study of Autism Using the Simons Simplex Collection: Does Reducing Phenotypic Heterogeneity in Autism Increase Genetic Homogeneity?

Lire aussi : AUTISME: Près de 60% du risque est génétique

AUTISME: Une véritable empreinte génétique identifiée -

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