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CANCER de la PROSTATE: L'hormonothérapie à vie augmente la survie de 13%

Actualité publiée il y a 7 années 4 mois 3 semaines
ASCO

Beaucoup d'hommes atteints d’un cancer de la prostate hormono-sensible métastatique pourraient bénéficier d’une survie bien plus longue avec un blocage androgénique continu par hormonothérapie, plutôt qu’un traitement intermittent, selon cette étude de 17 années dirigée par SWOG, un groupe d’experts, financé par le National Cancer Institute américain (NCI). Ces résultats, présentés au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) démontrent que la privation androgénique intermittente n'est pas aussi efficace que l'hormonothérapie continue en termes de survie des patients.


Les hommes diagnostiqués avec un cancer de la prostate métastatique vont généralement subir une prostatectomie totale ou une ablation chirurgicale ou recevoir une hormonothérapie pour supprimer la production d'hormones mâles qui induisent le développement de leur cancer. Un traitement qui peut contribuer à « garder la maladie à bonne distance », mais temporairement ce qui peut entraîner la récidive du cancer et le décès du patient.

Castration chirurgicale et « médicale » : La castration chirurgicale est certes définitive mais « la castration médicale» offre l'avantage d'une thérapie par intermittence. Mais chaque arrêt de la thérapie est « synonyme » d'augmentation des niveaux de testostérone. Les données scientifiques ont suggéré qu'un traitement intermittent peut retarder la récidive du cancer et que l'augmentation intermittente des niveaux de testostérone peut entraîner une amélioration de la qualité de la vie du patient.

SWOG-9346, la plus grande étude menée à ce jour : Ces données ont servi de base aux essais cliniques de phase III SWOG-9346, la plus grande étude menée à ce jour tel chez les hommes avec un cancer métastatique hormono-sensible. Les résultats de cette étude démontrent que la privation androgénique intermittente n'est pas aussi efficace que l'hormonothérapie continue pour la survie des patients. Le Dr Maha Hussain, du Centre de l'Université du Michigan Comprehensive Cancer explique que sur la base de ces résultats, issus de données recueillies sur 3.040 patients atteints dans 500 sites différents, l'hormonothérapie intermittente n'est pas aussi efficace chez les hommes avec un cancer de prostate métastatique que l'hormonothérapie continue.

Hormonothérapie intermittente ou continue ? Dans cette étude, tous les hommes atteints ont reçu une hormonothérapie au départ, durant 7 mois. 1.535 des participants ont vu leur taux de PSA chuter à 4 ng / ml ou moins à la fin de ces 7 mois puis ont été assignés au hasard soit à l'arrêt du traitement (groupe traitement intermittent) soit à un traitement continu (groupe de thérapie continue). Les participants du groupe traitement intermittent

ont eu une suspension de traitement jusqu'à retour de leur taux de PSA à un niveau prédéterminé, moment de reprise du traitement pour un nouveau cycle de 7 mois et ainsi de suite.

Les chercheurs constatent,

· que la thérapie continue entraîne un temps de survie globale moyen de 5,8 ans à partir du moment du départ de l'étude, avec pour 29% des participants, un temps de survie d'au moins 10 ans,

· que le traitement intermittent entraîne un temps de survie globale moyen de 5,1 ans, avec, pour 23% des participants, un temps de survie d'au moins 10 ans,

· que les hommes avec une forme moins invasive du cancer (hors ganglions lymphatiques ou os de la colonne vertébrale et du bassin) bénéficient au maximum du traitement en continu (7,1 ans vs 5,2 ans avec traitement intermittent), tandis que les hommes avec une forme extensive de la maladie ont un temps de survie quasi-similaire avec les 2 formes d'hormonothérapie (4,4 ans avec thérapie continue vs 5 ans avec thérapie intermittente).
Il s'agirait donc de savoir différencier, selon les chercheurs le stade du cancer pour adapter au mieux le mode d'hormonothérapie (Voir schéma ci-contre).

Enfin, sur la qualité de vie, et sur les 15 premiers mois de l'étude, les chercheurs constatent une amélioration des fonctions sexuelles chez les hommes qui ont reçu un traitement intermittent par rapport à ceux sous traitement continu. Cependant, d'un point de vue purement médical, les auteurs confirment l'infériorité du traitement intermittent vs continu pour la durée de survie.

Source: American Society of Clinical Oncology Annual Meeting, June 1-5, 2012, Chicago, abstract No. 4. Intermittent (IAD) vs Continuous Androgen Deprivation (CAD) in Hormone Sensitive Metastatic Prostate Cancer (HSM1PC) Patients (pts): Results of S9346 (INT-0162) an International Phase III Trial." (Vignette NCBI-NI, visual NCI)

Lire aussi: CANCER de la PROSTATE: Zytiga double la survie et améliore la qualité de vie

Sur le Cancer de la prostate
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