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CANCER du SEIN: Découverte de 3 gènes fondamentaux

Actualité publiée il y a 11 années 1 mois 3 semaines
PLoS Genetics

Ces chercheurs ont découvert 3 gènes importants liés à la forme la plus courante de cancer du sein. Ces 3 gènes qui s’avèrent liés au gène du récepteur des oestrogènes exprimé dans le cancer du sein hormonal, peuvent devenir des cibles essentielles de futurs traitements contre le cancer. Cette étude menée par des chercheurs britanniques du Royal Marsden Hospital et l'Institut de recherche sur le cancer (Londres), cofinancée par le NHS, a été publiée dans l’édition du 28 avril de la revue scientifique PLoS Genetics.

Cette recherche, quoiqu'essentielle, n'en est pas moins préliminaire et n'aura pas d'influence immédiate sur le traitement actuel des femmes atteintes de cancer du sein hormonal, traitées par tamoxifène, par exemple. Mais cette découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements pour ce type de cancer du sein, par le biais de recherches complémentaires, d'autant qu'environ 80% des cancers du sein sont de forme hormonale.


Cette étude en laboratoire a examiné des biopsies tumorales prélevées sur 104 patientes atteintes de cancer du sein avec récepteurs hormonaux positifs, avant et après deux semaines de traitement par inhibiteur de l'aromatase, qui bloque la production d'œstrogènes. Dans ce type de cancer, les cellules cancéreuses sont stimulées par la présence de l'œstrogène, hormone féminine. Les chercheurs ont voulu identifier les variantes génétiques étroitement liées à ESR1, le gène principal qui contrôle le récepteur des œstrogènes. Les chercheurs rappellent que près de 80% de tous les cancers du sein sont de ce type, connu pour répondre à la thérapie anti-oestrogènes, comme le tamoxifène. Des récentes études du génome entier ont révélé que la disposition des gènes sur les chromosomes est cruciale pour déterminer leur comportement et que certains «clusters» de gènes sont régulés ensemble.

Identification de 3 gènes C6ORF96, C6ORF97, C6ORF211 étroitement liés au gène récepteur des oestrogènes : En analysant l'ARN (acide ribonucléique) des échantillons de tumeurs et en utilisant des techniques d'amplification, les chercheurs ont pu étudier les liens statistiques ou les corrélations entre le gène ESR1 et des mutations génétiques appelées polymorphismes nucléotidiques simples (SNP- single-nucleotide polymorphism) dans le code génétique. Les scientifiques ont pu localiser 3 gènes précédemment non caractérisés “immédiatement en amont» de ESR1, dans la séquence génétique entourant immédiatement le gène ESR1. C6ORF96, C6ORF97, C6ORF211.

Les effets biologiques potentiels de ces gènes:

· C6ORF211 stimule la croissance des tumeurs,

· C6ORF97 semble être un indicateur d'une tumeur ne reviendra pas, ainsi qu'un bon prédicteur de la réponse au tamoxifène.

· La fonction de C6ORF96 reste encore mal comprise.

Le Pr. Mitch Dowsett, directeur de la recherche, déclare que «si le récepteur d'oestrogène est le principal facteur du cancer du sein hormonal, il existe d'autres facteurs qui peuvent également influencer le développement du cancer du sein. Nous avons maintenant besoin de mieux comprendre comment ces facteurs interagissent et comment nous pouvons les utiliser pour sauver des vies de femmes atteintes du cancer du sein. "