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CANCER du TESTICULE: La moitié du risque est génétique

Actualité publiée il y a 4 années 1 semaine 1 jour
Scientific Reports

Cette étude britannique montre à quel point le cancer du testicule est une maladie fortement héréditaire : environ la moitié du risque de développer ce cancer provient des gènes qu'il hérite de ses parents. Les facteurs environnementaux et comportementaux contribuant à l'autre moitié du risque. Ces nouvelles données dont cette part d’héritabilité bien plus importante que supposée et que celle des autres cancers (<20%), a des implications importante dans la détection et la prise en charge de ce cancer.

Le cancer du testicule est le plus souvent diagnostiqué à la suite de l'apparition d'une masse repérée la palpation. Il se développe le plus souvent à partir des cellules qui produisent les spermatozoïdes. L'ablation du testicule atteint par une intervention chirurgicale est le traitement initial, quel que soit le type de tumeurs, des traitements complémentaires (chimiothérapie, radiothérapie, curage ganglionnaire) peuvent être également nécessaires. L'incidence du l'incidence du cancer du testicule augmente, en particulier dans les pays développés. En France, il représente un peu plus de 2.000 nouveaux cas chaque année, soit 0,6 % de l'ensemble des cancers. En Europe, 18.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.


Les scientifiques de l'Institute of Cancer Research (Londres) ont suivi 2 approches indépendantes pour analyser le risque de tumeurs germinales, le type le plus fréquent de cancer des testicules.

- Une première analyse statistique a examiné l'histoire familiale du cancer du testicule chez les familles de 9.324 patients atteints.

- Une seconde analyse génomique a porté sur 922 cas et 4.842 contrôles avec l'objectif d'estimer l'héritabilité du cancer.

L'analyse révèle que les facteurs génétiques contribuent à hauteur de 49% au risque de cancer du testicule. Un risque « hérité » issu d'un grand nombre de variations mineures de l'ADN, plutôt que de quelques mutations génétiques, dont l'impact, réduit, est estimé à 9,1% du risque de développer la maladie. En conséquence, la majorité de ces variants génétiques « mineurs » qui augmentent le risque doivent encore être identifiés. Y parvenir pourrait permettre de dépister bien plus facilement les hommes à risque, de prévenir le développement du cancer et de le prendre en charge de manière plus précoce.

Source: Scientific Reports 09 September 2015 doi:10.1038/srep13889 Quantifying the heritability of testicular germ cell tumour using both population-based and genomic approaches

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