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CORONAVIRUS NCoV: Un modèle macaque pour comprendre l'infection

Actualité publiée il y a 5 années 8 mois 2 semaines
New England Journal of Medicine

Repéré à l’été 2012 au Qatar, ce nouveau coronavirus (NCoV), différent de tous ceux déjà isolés chez l'Homme et qui ressemble étrangement au virus SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), continue à faire des victimes avec un nouveau cas confirmé d’infection par l’Organisation mondiale de la Santé. Des chercheurs du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID –NIH) ont mis au point un modèle macaque rhésus de l’infection qui va permettre de mieux comprendre comment NCoV infecte ses victimes. Leurs premières conclusions viennent d’être publiées dans le New England Journal of Medicine.

NCoV aura infecté jau moins 17 personnes au Moyen-Orient et en Europe, conduisant 11 d'entre eux au décès. Le dernier patient, un homme âgé de 73 ans, originaire des Émirats arabes unis est décédé le 26 mars 2013. Au Royaume-Uni, un autre patient qui appartenait à un groupe de cas au sein de la même famille, signalé le 11 février 2013, est décédé. L'OMS appelle à la poursuite de la surveillance des infections respiratoires aigües (IRA) sévères et exerce une surveillance avec un groupe d'experts internationaux, mais ne recommande pas de dépistage particulier aux frontières.


Dès décembre 2012, les chercheurs des NIH mettaient au point ce modèle d'infection chez les macaques rhésus, après l'obtention d'échantillons du virus du Centre médical Erasmus aux Pays-Bas, pour étudier les effets du virus et évaluer des candidats-vaccins et des traitements antiviraux. Ainsi, 6 macaques rhésus âgés de 6 à 12 ans ont été inoculés avec le virus par combinaison intratrachéale, intranasale, orale et oculaire, suivant un protocole établi.

Identification des signes cliniques : Ils constatent les premiers signes cliniques de la maladie dans les 24 heures suivant l'infection. Ces signes comprennent une diminution de l'appétit, une température élevée, une augmentation du rythme respiratoire, de la toux, des frissons et une posture voûtée. Ces signes sont transitoires et durent pendant quelques jours.

Une pneumonie aiguë chez tous les animaux : Les autopsies montrent plusieurs lésions le long du tractus respiratoire témoins d'une pneumonie aiguë mais aucune autre lésion extra-pulmonaire n'est observée. Les chercheurs sont parvenus à isoler à nouveau le virus à partir de tissus pulmonaires recueilli 3 et 6 jours après l'infection. Ainsi, le virus a provoqué une pneumonie aiguë, localisée à large chez tous les animaux. Les modèles vont permettre des études détaillées de la pathogenèse de la maladie et pourront être un élément essentiel dans l'évaluation des stratégies d'intervention pour ce nouveau coronavirus.

Sources: New England Journal of Medicine DOI: 10.1056/NEJMc1215691 April 3, 2013 Novel Human Coronavirus Causes Pneumonia in a Macaque Model Resembling Human Disease. et OMS Bulletin du 26 mars 2013

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