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E. COLI: Investigations, traçabilité, prévention, l'InVS fait le point

Actualité publiée il y a 9 années 2 semaines 1 jour
Institut de Veille sanitaire- BEHweb

Le vecteur de la transmission pourrait être identique dans les deux épidémies, conclut l’Institut de veille sanitaire dans son point publié le 22 juillet. Une étude de cohorte des personnes contaminées, ainsi que d’autres études épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité des aliments sont toujours en cours et la survenue d’épidémies similaires en France ou ailleurs en Europe ne peut pas être exclue.

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À la date du 28 juin 2011, 15 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) ou de diarrhée sanglante avaient été signalés en Gironde. Les investigations menées suggèrent que des graines germées servies dans un centre de loisirs à Bègles le 8 juin 2011 étaient à l'origine de la transmission. Une souche épidémique d'Escherichia coli O104:H4, génétiquement apparentée à la souche identifiée dans l'épidémie récente en Allemagne, a été isolée chez 5 cas.


Les analyses confirment un lien génétique entre les souches épidémiques retrouvées en France et en Allemagne: La souche de E. coli O104:H4 possédant le gène stx2 codant pour une Shiga-toxine a été isolée chez les 5 cas de SHU, qui avaient tous consommé des graines germées au centre de loisirs. Le profil de résistance ou de sensibilité aux antibiotiques de la souche était similaire à celui observé pendant la récente épidémie de E. coli O104:H4 en Allemagne.

Les souches de E. coli O104:H4 isolées à partir de 2 cas importés en France et liés à l'épidémie de E. coli O104:H4 en Allemagne en mai et juin 2011 ont été comparées avec les souches de E. coli O104:H4 isolées de 3 patients de l'épidémie de Bordeaux par deux techniques moléculaires.

Les caractéristiques épidémiologiques sont similaires à celles de l'épidémie allemande: Même

prédominance de femmes adultes parmi les cas, proportion élevée de cas de SHU chez les cas possibles identifiés, période d'incubation plus longue que prévue pour les cas d'infection à E.coli produisant des Shiga-toxines et souche de E. coli O104:H4 identique.

Les enquêtes de traçabilité des aliments, débutées le 24 juin ont découvert que les graines germées contaminantes avaient été cultivées à partir de graines de roquette, de moutarde et de fenugrec plantées dans le même centre de loisirs. Les graines de fenugrec avaient été trempées dans de l'eau du robinet pendant 24 heures, puis placées dans un pot de confiture recouvert de gaze et rincées avec de l'eau du robinet deux ou trois fois par jour. Les graines de moutarde et de roquette avaient été mises à germer sur du coton imbibé d'eau du robinet. Achetées dans un magasin de jardinage, elles provenaient d'un distributeur du Royaume-Uni. D'autres analyse microbiologiques sont en cours.

Des mesures de prévention ont été émises par les autorités françaises aux consommateurs: ne pas manger de graines germées crues, bien nettoyer les ustensiles utilisés pour la germination et la cuisson, et se laver soigneusement les mains après un contact avec des graines et des pousses.