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GROSSESSE, PRISE de POIDS et OBÉSITÉ: Mieux informer, mieux dépister

Actualité publiée il y a 5 années 4 mois 3 semaines
ACOG et Obstetrics & Gynecology

2 études de l'École de Médecine de Perelman de la « Penn » viennent préciser les données sur une prise de poids exagérée durant la grossesse. Présentées au congrès annuel de l’American College of Obstetrics & Gynecology (ACOG) et publiées dans la revue Obstetrics & Gynecology, ces études révèlent l’importance d’un dépistage prénatal plus rigoureux et d'une meilleure communication du Médecin ou de la Sage-Femme avec la patiente.


Des patientes toujours majoritairement mal informées : La première étude montre qu'en dépit des recommandations en Santé publique, la majorité des patientes ignorent la prise de poids adaptée.

La prévalence de l'obésité chez les femmes est en augmentation, chez les femmes enceintes aussi, et de nombreuses études ont montré que, non seulement le juste poids de la mère fait le juste poids de l'enfant, que la prise de poids de la mère devrait être adaptée à son IMC, mais l'excès de poids pendant la grossesse est associé à un risque accru de complications pour la mère et l'enfant, au risque d'obésité pour l'enfant. L'étude qui a examiné les associations entre l'IMC avant la grossesse et le gain de poids pendant la grossesse révèle que,

· 61% des femmes ne connaissent toujours pas la bonne prise de poids,

· 63% n'ont jamais vu la question abordée par leur médecin ou leur sage-femme,

· les femmes ayant un IMC plus élevé avant la grossesse sont aussi les plus susceptibles de surestimer le gain de poids approprié pendant la grossesse.

L'étude révèle ainsi l'énorme lacune d'information sur la prise de poids adéquate et les risques associés à une prise de poids excessive durant la grossesse.

Vers des tests prénataux systématiques en cas d'obésité morbide ? Une deuxième étude évalue l'innocuité des tests prénataux pour les femmes souffrant d'obésité morbide et insiste sur l'importance du dépistage pour ce groupe de patientes à risque accru de prématurité et de mortinatalité. On sait que l'obésité morbide chez la femme enceinte augmente le risque d'infection, le taux d'accouchement par césarienne, et le risque de mortinaissance. Le dépistage prénatal permet, dans cette situation, d'évaluer le bien-être fœtal. Cependant, les auteurs notent ici une lacune de données évaluant les effets indésirables possibles de ce dépistage prénatal. Les résultats de leur nouvelle analyse montrent que chez ces femmes souffrant d'obésité morbide, le test prénatal n'est associé à aucune augmentation du taux de déclenchement du travail, ou d'accouchement prématuré. Les implications sont importantes, en faveur d'un dépistage prénatal systématique chez ce groupe de femmes, sauf à montrer par d'autres études, des effets encore non identifiés à ce jour sur le bébé.

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