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MIGRAINES: L'abus d'antidouleurs aggrave les maux de tête

Actualité publiée il y a 7 années 1 mois 3 semaines
NICE- NHS

L'abus d'analgésiques peut-il entraîner une aggravation des maux de tête ? C’est l’avertissement du National Institute for Health and Clinical Excellence britannique (NICE) relayé par le National health Institute (NHS) qui publie de nouvelles recommandations pour les professionnels de santé sur la prise en charge des céphalées. Au-delà de 10 à 15 jours d’utilisation d’affilée, il faut consulter.

Le NICE avertit qu'une utilisation excessive de certains analgésiques comme l'aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l'ibuprofène, entraîne un «cercle vicieux» responsable d'une « accélération » de ces maux de tête en termes de gravité et de fréquence. Le NICE appelle donc les médecins à sensibiliser leurs patients sur les risques liés à l'abus de ces analgésiques. De leur côté, les patients sont invités à consulter s'ils prennent du paracétamol, de l'aspirine ou un AINS pendant 15 jours ou plus pour des maux de tête, ou des triptans ou autres analgésiques combinés pendant 10 jours ou plus.


Le seul traitement pour les maux de tête causés eux-mêmes par abus médicamenteux consiste à cesser d'utiliser le médicament en question. Le médicament doit être arrêté brusquement plutôt que progressivement. Après l'arrêt de l'antidouleur, les symptômes des maux de tête sont susceptibles de s'aggraver à court terme –pendant 2 à 3 semaines- avant de s'améliorer et le patient peut présenter des symptômes de sevrage. L'arrêt doit donc s'effectuer en accord avec le médecin voire par un spécialiste, à l'hôpital, dit le NICE quand il s'agit de l'arrêt d'opioïdes puissants ou de patients atteints d'autres pathologies ou ayant déjà tenté sans succès « d'arrêter ».

L'un des auteurs des nouvelles lignes directrices, le Dr Martin Underwood, de la Warwick Medical School ajoute: «Nous avons des traitements efficaces pour les types de céphalées courants, cependant, la prise de ces médicaments pendant plus de dix ou quinze jours par mois peut être la cause de maux de tête aggravés liés à la surutilisation, évitable, de ces médicaments ».

Cette nouvelle directive couvre le diagnostic et le traitement des types les plus communs de maux de tête dont les céphalées primaires, non causées par une maladie sous-jacente. Les médecins doivent donc diagnostiquer ces différents types de maux de tête en fonction des symptômes du patient et prescrire des traitements spécifiques pour chaque type, quitte, précise le NICE, à recourir à l'IRM si besoin.

Sources: NHS et NICE September 2012 Diagnosis and management of headaches in young people and adults (visuels NHS)

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