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OBÉSITÉ: 1 personne sur 2 ne reconnaît pas son surpoids

Actualité publiée il y a 10 années 4 mois 3 jours
Body Image

Menée au Mexique, où la tendance à l’obésité et au diabète est l’une des plus élevée au monde, cette étude, volet du projet Up Amigos, une collaboration entre des scientifiques de l'Université de l'Illinois et de l'Universidad Autónoma de San Luis Potos (Mexique), après avoir interrogés plus de 3.500 étudiants, conclut que l’ignorance ou la perception erronée de son poids ou de son surpoids est le premier obstacle à franchir avant de pouvoir en perdre. Ces conclusions, les premières d’une longue cohorte, viennent d’être publiées dans la revue Body Image. Sur 3.500 participants, plus d'un tiers ne se rend pas compte de son poids avec précision : Les hommes en particulier, en surpoids et obèses sont plus susceptibles de sous-estimer leur poids que les femmes. "Cette perception erronée est importante parce que la première étape dans le traitement d’un problème de poids est d’en prendre conscience » explique Margarita Teran-Garcia, professeur de nutrition à l'Université de l'Illinois.

Plus les participants sont en surpoids, moins ils sont susceptibles de déclarer leur poids correctement. L'étude a comporté des examens physiques, le relevé de la taille, du poids, le calcul de l'IMC de 3.622 participants mexicains âgés de 18 à 20 ans. 33,6% étaient en surpoids ou obèses, mais seulement 16,9% se sont reconnus dans ces catégories. Pour les femmes, l'écart entre la perception et la réalité est moindre : 27,8% des femmes sont en surpoids ou obèses, mais seulement 21,2% en ont conscience. Identifier les problèmes de poids au début l'âge adulte a des conséquences sanitaires importantes : «Si ces jeunes gens continuent d'accumuler du surpoids, c'est la maladie cardiaque et le diabète. Il est préférable de prendre en charge ce problème de poids pendant qu'ils sont encore jeunes ». En revanche, très peu de participants à cette étude mexicaine ont surestimé leur poids, et parmi les rares dans ce cas, essentiellement des femmes.


Parce que le Mexique a un taux d'obésité et de diabète parmi les plus élevés dans le monde, et que la population latino est de plus en plus importante aux États-Unis, ces étudiants mexicains sont un groupe de population intéressant à étudier. Par ailleurs, pour les auteurs, la période 18 - 20 ans est une fenêtre d'âge idéal pour l'intervention et l'éducation. Les chercheurs envisagent donc de poursuivre leur recherche dans la direction de l'identification des prédispositions génétiques de l'obésité chez les participants, puis d'étudier l'interaction entre ces marqueurs génétiques et le milieu familial, les croyances culturelles, la santé mentale et physique, et la pratique de l'exercice, sur une longue période de temps, bien après la sortie de l'université.

Source: Body Image Volume 9, Issue 1, Pages 184-188 “Weight status misperception among Mexican young adults »

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