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OBÉSITÉ: Le manque de sommeil prédispose notre cerveau à la malbouffe

Actualité publiée il y a 6 années 4 mois 1 semaine
Sleep 2012

Cette étude de l'Université de Columbia (New York) confirme comment la privation de sommeil modèle notre cerveau et notre désir de junk food ou d'aliments malsains. Le manque de sommeil incite certains centres bien spécifiques de récompense à « s’allumer » face à ces aliments riches en sucre, en sel et en graisse. C’est une nouvelle preuve du lien entre insuffisance de sommeil, malbouffe et obésité.

Cette étude par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf), menée sur 25 hommes et les femmes de poids normal, montre la réponse spécifique neuronale à la « malbouffe » quand notre sommeil est limité. Elle explique pourquoi « il nous faut » consommer plus de nourriture, et en particulier plus de graisse après une période de restriction de sommeil par rapport à un sommeil normal. La vision de la cette nourriture grasse excite alors les centres de récompense dans le cerveau qui sont bien moins actifs en cas de sommeil suffisant.


Les participants ont visionné des images d'aliments sains et malsains après avoir passé, soit 5 nuits de 4 heures de sommeil, soit 5 nuits de sommeil ad libitum jusqu'à 9 heures maximum. L'auteur principal, le Pr Marie-Pierre St-Onge, constate que,

· ce ne sont pas les mêmes régions qui s'activent lorsque ce sont des aliments sains, ou « malsains » qui sont présentés,

· la réponse neuronale à la nourriture malsaine est spécifique à la restriction de sommeil, ce qui suggère une plus grande propension à succomber à des aliments malsains quand on manque de sommeil.

Des recherches antérieures ont démontré que le manque de sommeil conduit à une consommation alimentaire accrue chez des personnes en bonne santé et que le désir augmente pour des aliments sucrés et salés, après une période de privation de sommeil. Ces nouveaux résultats suggèrent qu'en cas de manque de sommeil, nous sommes tout particulièrement friands de ces types d'aliments, ce qui peut entraîner leur consommation excessive.

Source: SLEEP 2012 Sleep restriction increases the neuronal response to unhealthy food stimuli (Visuel © Tomasz Trojanowski - Fotolia.com)

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