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SOMMEIL: Taranis, la protéine qui veille sur nos nuits

Actualité publiée il y a 5 années 1 mois 1 semaine
Current Biology

Des chercheurs Université Thomas Jefferson découvrent une protéine, appelée Taranis, qui pourrait détenir la clé d’une bonne nuit de sommeil. Une découverte à suivre alors que la plupart d'entre nous ne respecte pas ses 7 à 8 heures de sommeil. Cette étude rapporte en effet que 2 gènes, mieux connus pour leur rôle dans la division cellulaire, sont impliqués dans le sommeil normal. Ces données, présentées publiée dans la revue Current Biology et issues d’une recherche sur la mouche, doivent encore trouver leur équivalent chez l’Homme mais constituent d’ores et déjà une voie de recherche prometteuse pour venir à bout des troubles du sommeil.

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Nous avons besoin de 7 à 8 heures de sommeil par nuit pour rester en bonne santé, la durée « idéale de sommeil », selon l'âge ayant été définie par les lignes directrices de plusieurs sociétés savantes, dont, plus récemment par la National Sleep Foundation (NSF) américaine. Mais, au-delà de ce repère, moyen, certaines personnes peuvent avoir besoin de beaucoup plus ou de beaucoup moins de sommeil. Cette différence est liée en grande partie à la variabilité génétique.


Les 2 gènes (et leurs protéines) se nomment taranis et Cdk1 (pour Cyclin-dependent kinase 1) découverts par cette équipe du Farber Institute for Neurosciences de l'Université Thomas Jefferson (US) contribuent à expliquer la machinerie cellulaire extraordinairement complexe qui permet l'installation et la durée du sommeil. Pour découvrir ces 2 protéines, les chercheurs ont dû examiner des milliers de lignées de mouches et ont identifié un gène mutant, appelé taranis, qui induit une réduction de sommeil. Grâce à toute une série d'expériences génétiques et biochimiques, les chercheurs sont parvenus à suivre la façon dont Taranis interagit avec d'autres protéines et se lie à une protéine régulatrice du sommeil déjà connue, appelée cycline A. Leurs données suggèrent que Taranis et la cycline A vont former une machinerie moléculaire qui inactive Cdk1, une autre protéine dont la fonction normale est de supprimer le sommeil et de promouvoir l'éveil.

Taramis inhibe l'éveil : De précédentes recherches ont montré que la cycline A est exprimée chez un tout petit nombre de neurones soit un ensemble de 7 neurones de chaque côté du cerveau. Chez la mouche, ces neurones sont situés dans une zone qui correspond à l'hypothalamus chez l'Homme, l'hypothalamus étant considéré comme l'un des centres de sommeil dans le cerveau humain. Chercheurs qu'en réduisant Taranis dans ces 14 neurones, la durée du sommeil est réduite. Ces données suggèrent que ces neurones constitueraient un centre d'éveil dans le cerveau inhibé par Taranis pendant le sommeil.

Taranis a des cousins humains, une famille de protéines, appelée Trip-Br, cependant, il reste à démontrer que ces protéines jouent un rôle similaire chez l'Homme. Mais Taranis et Cdk1 ou plutôt leur équivalent chez l'Homme constituent 2 cibles ou voies prometteuses pour de nouveaux développements de médicaments pouvant vaincre l'insomnie ou autres troubles du sommeil.

Source: Current Biology June 18, 2015 DOI: 10.1016/j.cub.2015.05.037 TARANIS functions with cyclin a and cdk1 in a novel arousal center to control sleep in drosophila (Visuel Jefferson University)

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