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TROUBLES ALIMENTAIRES : Les médias responsables de leur augmentation ?

Actualité publiée il y a 8 années 2 mois 3 jours
British Journal of Psychiatry

On parle beaucoup et à raison de tabagisme passif ou d’exposition secondaire à la fumée, là il s’agit d’exposition secondaire à la télévision et aux médias. Car cette exposition, selon les chercheurs de la Harvard Medical School serait fréquemment associée à des troubles alimentaires. Ainsi, pour les parents qui veulent réduire l'influence négative de la télévision sur leurs enfants, la première étape est claire. Il s’agit d'éteindre le téléviseur. Mais ce n’est pas suffisant. Car l'exposition, même indirecte, par l’intermédiaire du groupe ou de l’entourage, peut-être encore plus dommageable pour l'image du corps d'un adolescent. Cette étude, cofinancée par par le National Institute of Mental Health, l'Université de Harvard et l'Institut Radcliffe, est retransmise dans l’édition de janvier du British Journal of Psychiatry.

Ces chercheurs de la Harvard Medical School ont examiné le lien entre la consommation de médias et les troubles alimentaires chez les adolescentes des…îles Fidji. Leurs conclusions sont surprenantes. Car les sujets n'ont même pas à avoir un téléviseur chez eux pour subir, dans certaines conditions, un niveau de risque élevé de symptômes de troubles alimentaires.


Pourquoi parle-t-on d'exposition « secondaire » : En fait, le facteur de loin le plus important pour un risque élevé de troubles de l'alimentation est de savoir combien d'amis ou de camarades de classe ont accès au petit écran. En revanche, les formes directes d'exposition, comme une exposition personnelle ou parentale, n'ont pas d'impact indépendant, alors que d'autres facteurs comme la localisation urbaine ou d'autres influences doivent être prises en compte.

Le rôle amplificateur de l'entourage : Il apparaît que l'évolution des mentalités au sein d'un groupe exposé à la télévision est un facteur plus puissant que de regarder effectivement les programmes soi-même. En fait, une exposition secondaire par « ses pairs » (peer media exposure) s'avère liée à une augmentation de 60% dans le risque, pour une jeune fille d'avoir un niveau élevé de troubles alimentaires, indépendamment de sa propre exposition personnelle. Comme si l'entourage ou le groupe jouait un rôle amplificateur.

L'auteur principal, Anne Becker, vice-président du Département de médecine sociale à la Harvard Medical School, explique qu'il s'agit de la première étude à quantifier le rôle des réseaux sociaux dans l'augmentation des effets négatifs de la consommation de médias sur le risque de troubles alimentaires. "Nos résultats suggèrent que l'exposition du réseau social n'apporte pas seulement une influence mineure sur les pathologies alimentaires. Si vous êtes parent et soucieux de limiter l'exposition sur un plan plus culturel, il ne sera pas suffisant d'éteindre le téléviseur ».

Il s'agit, pour ces chercheurs, d'encourager le débat sur la programmation, de responsabiliser les autorités de réglementation des médias et de réfléchir à comment faire en sorte que les programmes ne soient pas dangereux pour les enfants.


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