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ALIMENTATION: Les hommes vont au plus simple

Actualité publiée il y a 4 années 8 mois 2 semaines
Preventive Medicine

L'alimentation des hommes est directement liée à l’offre locale, contrairement aux femmes, conclut cette étude de l’Université de Montréal (UdeM) qui révèle ainsi la nécessité d’interventions spécifiques pour les hommes, moins sensibilisés et moins disposés à faire l’effort de trouver des points de vente d’aliments sains, comme les fruits et les légumes. Conclusions dans la revue Preventive Medicine.

« Pour les hommes seulement, la consommation de fruits et légumes est associée à l'offre locale, autour de la maison », écrit Christelle M. Clary du département de médecine sociale et préventive de l'UdeM, auteur principal de l'étude. Son analyse a porté sur les données alimentaires de 49.403 Canadiens participant à la Canadian Community Health Survey (CCHS) et sur la cartographie des points de vente d'aliments sains (supermarchés, épiceries, magasins de fruits et légumes ou d'aliments naturels) et plus malsains (fast food) à proximité de leurs domiciles. Les chercheurs ont également pris en compte les autres facteurs de confusion possibles comme l'âge, l'éducation ou le revenu.


L'analyse montre que,

· la consommation de fruits et légumes des hommes est directement liée au nombre de points de vente d'aliments sains à proximité du domicile,

· globalement les hommes (canadiens) consomment en moyenne 3,5 portions de fruits et légumes par jour vs 4,4 pour les femmes.

Facilité, manque de sensibilisation ou norme sociale ? Les explications sont de plusieurs ordres, la facilité combinée à une moindre sensibilisation, mais aussi la norme sociale, la densité des sources d'aliments sains (ou malsains) pouvant refléter les normes sociales alimentaires. Les femmes, elles, sont en général mieux informées en matière de nutrition et plus engagées dans des stratégies d'achat alimentaire plus saines, ne serait-ce que pour leurs enfants. Une autre conclusion est, évidemment, l'impact de la densité des fast food sur une alimentation malsaine, un résultat qui a d'ailleurs déjà été documenté. L'étude veut donc sensibiliser à la surveillance des « environnements alimentaires » et de leurs effets sur les comportements de santé.

En conclusion, les hommes restent une cible à mieux sensibiliser sur les grands principes de nutrition.

Source: Preventive Medicine Feb, 2015 doi:10.1016/j.ypmed.2014.11.023 Should we use absolute or relative measures when assessing foodscape exposure in relation to fruit and vegetable intake? Evidence from a wide-scale Canadian study

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