Vous recherchez une actualité
Actualités

ALZHEIMER: Un sommeil perturbé précède son arrivée

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 1 semaine
JAMA Neurology

Un sommeil perturbé est un signe prédictif et détectable de la maladie d'Alzheimer, même avant les premiers symptômes comme la perte de mémoire ou d'autres problèmes cognitifs caractéristiques de la maladie. C’est ce que suggère, à nouveau, cette étude de la Washington University School of Medicine publiée dans l’édition du 11 mars du JAMA Neurology. Ce résultat confirme de précédentes observations des mêmes chercheurs qui montraient un lien entre la perte du sommeil chez la souris et le développement de plaques beta-amyloïdes dans le cerveau, une des principales caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Ces nouvelles données indiquent une relation possible dans les 2 sens, les plaques amyloïdes venant perturber le sommeil et le manque de sommeil favorisant la formation des plaques. Mais, quoiqu’il en soit, un sommeil perturbé devient un indice clinique précoce de plus en plus légitime de la maladie, commente le Dr David M. Holtzman, du Département de Neurologie et auteur principal de l’étude. Il ajoute que la perturbation du sommeil durant les essais de nouveaux traitements pourrait même servir d'indicateur sur la réponse au traitement et donc l'efficacité du médicament.

Alzheimer et troubles du sommeil : Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes ayant une maladie symptomatique d'Alzheimer, mais les scientifiques soupçonnent depuis quelque temps qu'ils puissent être un indicateur précoce de début de la maladie. Ici, la recherche a été menée auprès de 145 bénévoles âgé de 45 à 75 ans, aux facultés cognitives normales au moment de leur entrée dans l'étude. Les scientifiques avaient déjà analysé des échantillons de fluides spinaux de volontaires pour identifier les marqueurs de la maladie d'Alzheimer, dans le cadre de précédentes recherches. L'analyse de ces marqueurs a montré ici que 32 participants développaient une maladie d'Alzheimer « préclinique », c'est-à-dire à risque élevé de plaques amyloïdes dans le cerveau sans pour autant présenter encore de troubles cognitifs. L'agenda du sommeil des participants a été relevé quotidiennement durant 2 semaines, les niveaux d'activité mesurés par capteurs portés au poignet et ainsi, l'efficacité du sommeil a pu être évaluée. · Les participants atteints de maladie d'Alzheimer préclinique ont un sommeil de moindre efficacité (ratio temps de sommeil/temps passé couché de 80,4%) vs les participants sans marqueurs de la maladie (83,7%). · En moyenne, ces patients atteints de maladie d'Alzheimer préclinique passaient moins de temps à dormir. · Quant aux participants présentant une efficacité du sommeil inférieure à 75%, ils présentent un risque multiplié par 5 d'avoir une forme préclinique de la maladie (Voir Schéma ci-contre). Alors pourrait-on modifier le cours de la maladie en traitant les troubles du sommeil ?, s'interrogent les auteurs.

Autres actualités sur le même thème