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AVC: Le poisson peut réduire le risque mais pas les suppléments

Actualité publiée il y a 7 années 9 mois 2 semaines
British Medical Journal

Consommer certains poissons riches en omega-3 comme le saumon, le maquereau et les sardines, à raison de 2 fois par semaine, peut réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Mais ce ne serait pas le cas des suppléments en omega-3, confirme cette méta-analyse de l'Université de Cambridge publiée dans l’édition du 30 octobre du British Medical Journal.

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De précédentes études ont suggéré que les acides gras oméga-3 ont un effet protecteur contre les maladies cardiaques. Cependant, il faut noter qu'une méta-analyse publiée en septembre dernier dans le JAMA, a réfuté cette association. Ici, les auteurs se sont intéressés aux effets sur le risque d'AVC et ont combiné toutes les données disponibles sur l'association entre la consommation de poisson, des suppléments d'huile de poisson et le risque d'AVC. Ils ont retenu 26 études de cohortes prospectives et 12 études contrôlées randomisées pour un total de 794.000 participants qui ont subi 34.817 AVC.


Plus la consommation de poisson est importante, plus le risque d'AVC diminue : Aucun essai clinique n'a étudié l'effet de la consommation de poisson sur le risque d'AVC, mais un grand nombre d'études d'observation l'ont examiné. En général, ces études montrent que plus la consommation de poisson est importante, plus le risque d'AVC diminue:

· Ainsi, consommer 2 à 4 portions de poisson par semaine réduit le risque d'AVC de 6% par rapport à une consommation inférieure ou égale à une portion par semaine.

· Consommer 5 portions ou plus par semaine réduit le risque de 12% par rapport à une consommation inférieure ou égale à une portion par semaine (RR : 0,88, IC : 95% de 0,81 à 0,96).

Ces résultats provenant d'études observationnelles, il est difficile d'exclure l'influence d'autres facteurs. Par exemple, les personnes qui consomment plus souvent du poisson peuvent également avoir une propension à un mode d vie plus sain, par exemple.

Pas d'effet en cas de supplémentation : L'analyse montre en revanche que les personnes, qui ne consomment pas de poisson, n'obtiendront pas le même effet réducteur avec une supplémentation en omega-3. C'est confirmé, à la fois par les études observationnelles et les essais cliniques. Les auteurs expliquent que l'effet bénéfique de la consommation de poisson sur le risque d'AVC est probablement médiée par l'interaction d'un large éventail de nutriments abondants dans le poisson. Par exemple, les vitamines D et B.

Le message général est donc que la consommation régulière de poisson fait partie d'une alimentation saine et équilibrée. Mais d'une manière générale, pour éviter l'AVC, il faut mieux ne pas consommer un régime trop riche en graisses saturées mais riche en fibres, beaucoup de fruits et de légumes frais, ne pas fumer, pratiquer régulièrement de l'exercice et modérer sa consommation d'alcool.

Source: BMJ 2012;345:e6698 online October 30 2012 Association between fish consumption, long chain omega 3 fatty acids, and risk of cerebrovascular disease: systematic review and meta-analysis.

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