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LUPUS et GROSSESSE: Des biomarqueurs pour identifier les risques à 12 semaines

Actualité publiée il y a 4 années 9 mois 1 semaine
American Journal of Obstetrics and Gynecology

Le suivi de biomarqueurs angiogéniques spécifiques, présents dans le sang maternel dès les stades précoces de la grossesse, peut identifier avec succès parmi les patientes, atteintes de lupus, celles qui auront probablement une grossesse normale et celles qui sont à risque élevé d'effets indésirables. Cette signature, identifiée par un consortium de chercheurs va permettre aux médecins de mieux détecter ces grossesses à risque et de mieux les gérer dès le début de la grossesse. Des conclusions pour publication dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, essentielles alors qu’en cas de lupus, le risque de mauvais résultats de grossesse est très élevé.

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Le lupus est lupus est une maladie auto-immune chronique du tissu conjonctif affectant plus de 5 millions de personnes dans le monde. La maladie touche principalement les femmes. Elle pousse le système immunitaire de l'organisme à devenir hyperactif et à attaquer les tissus sains. Ses symptômes sont l'inflammation, l'enflure et de possibles dommages aux articulations, sur la peau, les reins, le sang, le cœur ou encore les poumons. Les femmes enceintes atteintes de lupus érythémateux disséminé sont à risque accru de résultats défavorables de grossesse, dont de pré-éclampsie, d'insuffisance placentaire, de mortinatalité, de fausses couches et d'autres complications. Une autre maladie auto-immune, le syndrome des anti-phospholipides (SAPL), caractérisée par la formation récurrente de caillots sanguins dans les vaisseaux qui peut survenir chez des patientes avec ou sans lupus, peut endommager le placenta et entraîner la thrombose veineuse. Lupus érythémateux disséminé et SAPL, que ce soit ensemble ou séparément peuvent entraîner la mort du fœtus, les fausses couches, la pré-éclampsie, et / ou un retard de croissance chez le bébé.


20% des femmes enceintes ayant le lupus et/ou le SAPL vont connaître une issue défavorable de leur grossesse. Pouvoir identifier très en amont ces femmes à risque très élevé, aurait un impact significatif sur leur prise en charge, explique l'auteur principal, le Dr Jane E. Salmon, du service de rhumatologie du Weill Cornell Medical College (New York). Son équipe a travaillé sur les données et les échantillons de 497 femmes enceintes vs 207 femmes enceintes, témoins en bonne santé, participant à l'étude PROMISSE (Predictors of pRegnancy Outcome: bioMarker In antiphospholipid antibody Syndrome and Systemic lupus Erythematosus). Les chercheurs ont constaté que des biomarqueurs, des facteurs angiogéniques spécifiques, qui régulent le développement du placenta et influent sur la santé vasculaire de la mère, évaluables en début de grossesse, suivent une évolution spécifique en cas de complications graves.

· Dès 12-15 semaines de grossesse, les changements dans ces biomarqueurs peuvent signaler ce risque accru dont,

· le risque de pré-éclampsie avant 34 semaines de grossesse,

· le risque de mort fœtale ou néonatale, avant 30 semaines,

· le risque de prématurité, avant 30 semaines,

ces risques tant liés à une insuffisance placentaire.

Ces biomarqueurs ont aussi une valeur prédictive négative élevée, ce qui signifie qu'ils permettent aussi d'exclure le risque de complications graves chez la plupart des patientes, ce qui a des implications également importantes dans leur suivi clinique : « la stratification du risque des patientes est essentielle pour des soins cliniques efficaces et une allocation optimale des ressources», commente le Dr Salmon, dans son communiqué. Les patientes à faible risque pourraient aussi être rassurées sans compter l'économie sur les coûts de soins de santé, à réaliser.

C'est donc la première étude à démontrer l'utilité des biomarqueurs angiogéniques dès la 12e semaine de grossesse, en combinaison avec des critères cliniques, pour repérer le risque de complications chez les femmes enceintes atteintes de lupus ou de SAPL.

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