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MOBILE et risque de CANCER: Un risque non vérifié dans les faits, « dit » le BMJ

Actualité publiée il y a 7 années 2 mois 2 semaines
British Medical Journal

Pas de correspondance entre les grandes études suggérant une augmentation de l’incidence des cancers du cerveau ou gliomes et la réalité (américaine), conclut cette nouvelle analyse du National Cancer Institut américain. Ces conclusions, publiées dans l’édition du 8 mars du British Medical Journal qui reposent sur l’analyse des tendances de l'incidence des gliomes observées aux Etats-Unis, qui prennent en compte le temps de latence de développement des gliomes, n’envisagent, a minima, qu’une faible probabilité d’augmentation du risque avec un usage « forcené » du mobile et dans la durée.

L'exposition au téléphone mobile a été classée comme cancérogène possible pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les chercheurs du département Epidémiologie des radiations et Biostatistiques du National Cancer Institute (Rockville) ont effectué la comparaison entre les taux d'incidence de gliomes observés aux Etats-Unis pour la période 1997-2008 et les taux prévus de fréquence de gliomes, selon les 2 études de référence, l'Interphone study (2010) et la Swedish study (Hardell and coll.- 2011). Les chercheurs ont combiné les taux estimés par ces 2 études et les ont ajustés pour l'âge, le sexe, avec les données d'utilisation du téléphone mobile, et les durées d'antériorité d'utilisation. Puis les auteurs ont rapproché ces données avec celles de données de 12 registres de surveillance, d'épidémiologie pour un certain nombre d'états des Etats-Unis. Ils ont ainsi réuni des données d'incidence portant sur 24.813 participants avec diagnostic de gliome à l'âge de 18 ans ou plus.


Une stabilité de l'incidence des gliomes de 1992 à 2008 : Leurs conclusions aboutissent à un taux d'incidence de gliomes généralement constant pour la période 1992-2008 (-0,02% de taux variation par an, IC : 95% de -0,28% à 0,25%), quelle que soit la tranche d'âge, alors que cette période coïncide avec une augmentation substantielle de l'utilisation du téléphone mobile de 0% à presque 100% par la population américaine (ou des autres pays riches).

Alors que l'utilisation du téléphone mobile a été associée, dans de précédentes études et dans l'opinion publique, à un risque possible de gliome, les chercheurs s'attendaient à des taux d'incidence de gliome plus élevés que ceux observés, même en prenant en compte une période de latence de 10 ans avec de faibles risques relatifs. En prenant en compte ces risques relatifs de gliome en fonction de la latence des tumeurs, du cumul du temps d'utilisation du téléphone, les chercheurs auraient dû aboutir à un taux au moins 40% plus élevé que ceux observés en 2008. Cependant, précisent les auteurs, si l'on prend en compte le taux de gliome prévu par l'étude Interphone pour la faible proportion de personnes fortement exposées, alors les résultats sont cohérents.

Pas de correspondance entre études et données constatées (voir courbes de droite : usage des mobiles et de gauche : Tendances d'incidence des gliomes): Les auteurs concluent que ce risque élevé de gliome avec l'utilisation du téléphone mobile, tel que rapporté par l'étude suédoise, l'une des bases du rapport du CIRC de réévaluation des risques de cancer avec l'exposition au téléphone mobile, n'est pas compatible avec les tendances d'incidence observées ces dernières années sur la population des Etats-Unis. Ces données américaines observées donc réelles n'apparaissent compatibles qu'avec l'augmentation (modeste) du risque suggérée chez les grands utilisateurs.

Source: BMJ2012;344:e1147 (Vignette) « Mobile phone use and glioma risk: comparison of epidemiological study results with incidence trends in the United States

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