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SCLÉROSE en PLAQUES : Un composé du safran, contre la neuroinflammation

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 2 semaines
Journal of Immunology

Ces chercheurs de l’Université d’Alberta (Canada) viennent d’établir un lien important entre un ingrédient actif de safran et la sclérose en plaques (SEP). La crocine, à l'origine de l'arôme du safran, vient de démontrer son potentiel contre la neuro-inflammation dans la sclérose en plaques. Des conclusions publiées dans l’édition du 1er novembre du Journal of Immunology.

Le pouvoir protecteur de la crocine sur les neurones et dans certaines situations avait déjà été reconnu par de précédentes études, mais l'équipe de chercheurs a découvert que l'inflammation et un type spécifique de stress cellulaire sont étroitement liés et conduisent à cette démyélinisation et à cette neuro-dégénérescence.


Dans cette expérience, l'utilisation de la crocine a supprimé l'inflammation et ce type particulier de stress cellulaire, entraînant une diminution des troubles neurologiques sur cultures de cellules atteintes de SEP et sur l'animal. Le Dr. Chris Power résume: «Nous avons constaté que ce composé de safran, la crocine, exerce un effet protecteur dans des cultures cellulaires du cerveau et d'autres modèles de la SEP. La crocine empêche les dommages aux cellules qui fabriquent la myéline, qui entoure les nerfs, dans le cerveau».

Beaucoup de questions restent sans réponse sur le mode de fonctionnement de la crocine et ses effets neuroprotecteurs, mais cette recherche met en évidence son rôle possible dans un nouveau traitement des maladies à neuroinflammation chronique, comme la SEP.

Cette recherche, en cours depuis 7 années, révèle un type particulier de stress cellulaire, consistant en l'absence de réponse de certaines protéines, identifié à des niveaux élevés dans les lésions cérébrales de SEP. Ce stress « du reticulum endoplasmique (RE) » est utilisé par les cellules pour s'adapter aux changements intercellulaires et intracellulaires et est étroitement liée à des voies inflammatoires. Les chercheurs confirment que ce stress du RE est une composante intégrante de la neuroinflammation et contribue au développement de certaines maladies neurologiques. Ce stress cellulaire pourrait avoir été causé par un virus ancien, explique le Dr. Power : «Nous avons tous ce virus ancien dans notre ADN, mais pour certaines raisons, il devient actif dans la sclérose en plaques »

La sclérose en plaques est l'affection neurologique responsable de handicap la plus fréquente du sujet jeune. Elle touche 2,5 millions de personnes dans le monde et plus de 80.000 en France.

Source: Journal of Immunology November 1, 2011 vol. 187 no. 9 4788-4799 « Neuroinflammation and Endoplasmic Reticulum Stress Are Coregulated by Crocin To Prevent Demyelination and Neurodegeneration” (vidéo National MS Society)

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