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SODAS: Niveau de revenus et temps d'écran, 2 facteurs déterminants

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 3 semaines
Public Health Nutrition - Canadian Journal of Dietetic Practice and Research

Cette étude de l’Université d’Alberta, relayée simultanément dans deux revues, Public Health Nutrition et le Canadian Journal of Dietetic Practice and Research, vient d’associer la consommation de sodas et de boissons sucrées, chez les jeunes enfants, aux niveaux de revenus du foyer et au temps passé par l’enfant devant l’écran. Un faible revenu des parents et plus de deux heures par jour devant la télévision ou la console de jeux vidéo sont deux critères associés à une augmentation de 25% de la consommation de boissons sucrées.

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Les chercheurs ont évalué les habitudes alimentaires de 1.800 enfants d'âge préscolaire dans le cadre d'une étude canadienne sur le régime alimentaire, l'activité physique et l'obésité.


Niveaux de revenus du foyer : Ils constatent que 54,5% des enfants âgés de 4 et 5 ans vivant dans des quartiers pauvres ont consommé au moins un soda par semaine vs 40,8% des enfants de milieux plus favorisés. Ces mêmes enfants de foyers plus démunis ont également consommé moins de lait et de jus de fruits. Cette consommation élevée de sodas et jus de fruits, peut venir remplacer la consommation de lait, importante non seulement pour étancher la soif, mais pour le développement des os et des dents, la santé et le bien-être en général, rappellent les auteurs.
Temps d'écran et sucre : Des habitudes de consommation similaires sont constatées chez les enfants d'âge préscolaire qui passent plus de deux heures par jour face à l'écran et remarquent que les enfants, habitant les quartiers pauvres passent aussi plus de temps face à l'écran.
Revenus et choix alimentaires : D'une manière générale, les auteurs constatent que seuls 30% des enfants consomment assez de fruits et légumes et que seuls 23,5% consomment la quantité recommandée de céréales. Un manque qui n'existe pas avec le lait et la viande, puisque respectivement 91 et 94% des enfants en consomment suffisamment. Cependant, là encore, dans les familles plus défavorisées, les enfants consomment beaucoup plus de snacks, de frites, de bonbons et autres sucreries. Une tendance qualifiée d'alarmante par les auteurs qui expliquent qu'il est possible que ces familles choisissent ces aliments riches en calories parce qu'ils sont moins coûteux et plus pratiques.
La notion de « déserts alimentaires » ou de quartiers nécessitant d'aller très loin et de prendre sa voiture pour trouver des légumes, est également évoquée. Une lueur d'espoir, reste, pour ces enfants, la cantine scolaire, où les repas pourront être plus équilibrés et où les enfants pourront être familiarisés avec de meilleures habitudes alimentaires.
Alors que les comportements alimentaires se façonnent durant les premières années de vie, ces enfants risquent de conserver ce mode de vie tout au long de l'enfance et de l'adolescence. Cette étude qui identifie des besoins spécifiques d'éducation nutritionnelle et de mode de vie lié au niveau de revenus, au quartier d'habitation appelle, selon les auteurs, à une action « à multiples paramètres » avec la participation de l'ensemble des acteurs, familles, politiques, écoles et communautés.

Sources: Public Health Nutrition / Volume 15 / Issue 08 / August 2012 , pp 1338-1346 DOI: http://dx.doi.org/10.1017/S1368980011003557 Sociodemographic, behavioural and environmental correlates of sweetened beverage consumption among pre-school children et Canadian Journal of Dietetic Practice and Research Numéro Volume 73, Number 2 / Summer 2012 DOI 10.3148/73.2.2012.66 Food Consumption Patterns in Preschool Children et University of alberta Income, ‘screen time' affect soda, junk food consumption (Visuel © HamsterMan - Fotolia.com)

Lire aussi: LAIT, BOISSONS SUCRÉES: C'est la consommation totale qui doit être surveillée

OBÉSITÉ : Les boissons sucrées représentent 10% des apports caloriques

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