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ASPARTAME: Existe-t-il une sensibilité particulière à l'édulcorant?

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 5 jours
PLoS One

Cette étude répond au doute de certains consommateurs qui se déclarent sensibles à l'aspartame et rapportent des effets indésirables associés à sa consommation. Ses résultats, publiés dans la revue PLoS One, aboutissent à une absence de preuve de réactions indésirables graves associées et détectables. Même sur un plan « biochimique ». Une étude indépendante donc qui peut rassurer les organismes de réglementation et le public.

En décembre 2013, à la suite d'un examen rigoureux de la littérature et une évaluation complète des risques, l'Agence européenne (EFSA) a conclu à l'absence de danger pour la santé de l'aspartame et ses produits dérivés aux niveaux d'exposition actuels. Des niveaux qui n'ont pas été revus depuis 1984, date à laquelle le Comité scientifique de l'alimentation humaine (CSAH) qui avait précédé l'établissement de l'EFSA en 2002, avait établi la dose journalière acceptable (DJA) à 40 mg par kilo de poids corporel. A cette quantité, selon l'EFSA, l'aspartame peut être ingéré quotidiennement pendant toute la durée d'une vie sans risque appréciable pour la santé. Concrètement, cela correspond à l'aspartame contenu dans 12 cannettes de soda light pour une personne pesant 60 kg. Pourtant, cet édulcorant artificiel couramment utilisé reste l'objet de controverses, en dépit des constats rassurants des différentes agences de sécurité alimentaires : Certaines personnes croient à une sensibilité particulière à l'édulcorant rapportant des maux de tête et d'estomac associés à sa consommation.


Les chercheurs de l'Université de Hull, de la Food Standards Agency (FSA), de l'Imperial College London, de l'University College Dublin, de l'Institute of Food Research (UK) et du Weill Cornell Medical College (Qata) ont mené cet essai contrôlé randomisé en double aveugle auprès de 48 participants déclarés sensibles à l'aspartame et ont évalué les effets possibles en leur offrant une barre de céréales avec (100 mg) ou sans aspartame, à une semaine d'intervalle. 100mg étant l'équivalent de la dose d'aspartame dans une canette de soda light.

Les participants ont été évalués sur les plans psychologique, physiologique (examen clinique) et biochimique (analyse de sang et d'urine) immédiatement après avoir dégusté leur barre puis 4 heures plus tard.

· L'expérience ne fait apparaître aucune différence significative dans les symptômes rapportés après avoir mangé la barre avec aspartame vs sans.

· En revanche, quelle que soit la barre dégustée les « aspartame-sensibles » déclarent tojurs plus de symptômes que les non-sensibles.

La conclusion des auteurs est sans ambiguïté, il n'y a aucune preuve de réactions indésirables graves à l'aspartame. Evidemment, une limitation de l'étude est son faible échantillon et l'absence de mesure des effets à long terme de la consommation d'aspartame. Cependant, l'étude apporte la preuve que la consommation ponctuelle est sans effet particulier même chez les personnes qui déclarent cette hypersensibilité à l'édulcorant.

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