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CANCER: Découverte de la protéine qui reprogramme nos cellules en cellules tumorales

Actualité publiée il y a 7 années 9 mois 2 semaines
Nature Medicine

Cette étude pionnière aboutit à la découverte d'un nouveau mécanisme de reprogrammation des cellules tumorales. L’identification d’une protéine, la CPEB4, qui agit comme un véritable «chef d'orchestre cellulaire», en activant des centaines de gènes associés à la croissance tumorale dans les cancers du pancréas, des gliomes et dans plusieurs autres types de tumeurs explique ce mécanisme de reprogrammation. Ces conclusions publiées dans l’édition du 4 décembre de Nature Medicine, ouvrent la voie à un traitement anti-tumoral, par inhibition de la protéine CPEB4 et donc avec très peu d'effets indésirables. Cette étude menée par Raúl Méndez, professeur à l’Institut de recherche en biomédecine (IRB Barcelone) et Pilar Navarro chercheur à l’Institut de Recerca Hospital del Mar (ICREA- Barcelone) décrit un nouveau mécanisme de reprogrammation conduisant à l'expression des gènes responsables de la reprogrammation d’une cellule saine en une cellule cancéreuse.

«La particularité de cette découverte est qu'il ne s'agit pas seulement la mutation d'un gène spécifique mais de l'expression d'une protéine qui déclenche des centaines d'ARN messagers (ARNm), qui transmettent l'information génétique pour la synthèse de protéines, sans qu'il y ait mutation génétique. Ce processus conduit à l'expression de nombreux gènes normaux, mais à des niveaux inadaptés », explique l'auteur Raul Méndez.


Les tumeurs sont réduites de 80% sans la protéine CEPB4 : L'étude conclut que la protéine CPEB4 n'est pas détectée dans les cellules saines, mais seulement dans les tumeurs. Ainsi l'inhibition de cette protéine pourrait constituer un traitement anti-tumoral présentant peu d'effets indésirables. Sur la souris, ces chercheurs montrent que la diminution des niveaux CPEB4 dans les cellules cancéreuses réduit la taille des tumeurs de 80%. Si cette étude était limitée à deux types de tumeur, les auteurs suggèrent que ce même mécanisme pourrait être vérifié dans de nombreux autres types de cancer.

« Les applications cliniques sont très prometteuses, bien que des recherches intensives soient encore nécessaires pour identifier des molécules inhibitrices et pour les tester sur différents modèles avant de déterminer leur potentiel clinique », concluent les auteurs.

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