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CANCER du COL: Un test ADN pour optimiser le dépistage

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 1 semaine
Lancet Oncology

Actuellement effectué par frottis et analyse cytologique, le dépistage du cancer du col de l’utérus pourrait être amélioré de manière significative si complété avec un test génétique HPV, conclut cette étude de chercheurs du Cancer Research britannique et de l'Université VU d’Amsterdam, publiée dans l’édition du 15 décembre du Lancet Oncology. Ce grand essai néerlandais examiné si la précision des frottis existants pourrait être améliorée avec une recherche génétique de certains types de virus du papillome humain (HPV) connus pour augmenter le risque de cancer du col de l'utérus. La recherche a comparé un groupe de femmes ayant subi un frottis standard (cytologie) avec un groupe ayant subi le frottis + le test ADN HPV. Cette étude était menée dans le cadre du programme de dépistage du cancer du col de l'utérus aux Pays-Bas auprès de 44.938 femmes âgées de 29 à 56 ans, divisées au hasard en deux groupes: 22.420 femmes assignées au groupe témoin (test de cytologie) et 22.518 femmes dans le groupe intervention (cytologie + ADN du HPV). Les femmes ont subi un nouveau dépistage 5 ans plus tard, toutes les participantes recevant alors frottis + test ADN. Les chercheurs ont évalué le nombre de femmes dans chaque groupe détectées avec des cellules pré-cancéreuses et suivi les évolutions.

Ils constatent qu'avec le test ADN + frottis, le nombre de cas identifié est plus important. Les lésions pré-cancéreuses (cellules anormales non propagées au-delà de la couche de surface du col de l'utérus) détectées dans le groupe « ADN » présentent moins de risques de complications graves si elles sont traitées. De plus, lorsque toutes les femmes ont été dépistées à nouveau cinq ans plus tard, le groupe ADN présentait moins d'anomalies de haut grade. · Le nombre de tests montrant des résultats normaux est similaire entre les deux groupes. · Le nombre d'anomalies détectées de grade 1 est similaire entre les deux groupes. · Le nombre d'anomalies de grades 3 détectées est similaire entre les deux groupes. · Le nombre de cancers détectés est similaire entre les deux groupes. · Dans le groupe d'intervention (ADN) 0,16% de femmes en plus ont été détectées avec des anomalies de grade 2 et, au total 0,27% en plus de grade 2 ou plus (différence de risque de 0,27%). Au second dépistage, · Le nombre de tests normaux est similaire entre les deux groupes. · Le nombre d'anomalies détectées de grade 1, 2 ou 3 reste similaire (respectivement) entre les deux groupes. · Il y a moins de cancers détectés dans le groupe intervention (4 vs 14, soit une différence de risque de 0,29%,).


Les résultats indiquent que l'ajout de tests ADN pour le HPV pourrait améliorer la détection des cellules cervicales anormales plus précocément, lorsqu'elles sont plus faciles à traiter. Des recherches supplémentaires seront toutefois nécessaires pour déterminer si le test est approprié ou nécessaire pour toutes les femmes participant à un programme de dépistage, ou si certains sous-groupes pourraient en bénéficier davantage.

Car le rapport bénéfice-risque est un facteur clé qui doit être pris en compte lorsque l'on considère tout test de dépistage.

Source: Lancet Oncology 15 December 2011 doi:10.1016/S1470-2045(11)70296-0 Human papillomavirus testing for the detection of high grade cervical intraepithelial neoplasia and cancer: final results of the POBASCAM randomised controlled trial.

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