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CONTRACEPTION gratuite pour les mineures: A l'Assemblée, la pilule a du mal à passer

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 1 semaine
Contraception

La question est à nouveau en discussion à l'Assemblée nationale à l’initiative de Bérengère Poletti (UMP) qui dépose au 14 novembre, sa proposition de loi, étendant l'autorisation de délivrance de la contraception gratuite et sans autorisation aux mineures et sans information des parents, bien sûr.

Tout est parti d'un coup de colère du professeur Israël Nisand, en octobre 2010, qui dénonçait les 15.000 avortements, chaque année, subis par les adolescentes mineures, malgré, pour les deux tiers d'entre elles, l'utilisation d'une contraception au cours du mois précédant leur IVG, dont plus de 42 %, une contraception orale.


Pour preuve, les paradoxes français : Le recours élargi à la contraception et un nombre d'IVG qui ne baisse pas. Autre paradoxe, l'accès gratuit et anonyme à l'IVG – même si les obstacles restent nombreux- et, a contrario, l'accès payant à la contraception.
En cause, l'absence effective de l'éducation sexuelle à « l'école », alors que 3 trois séances annuelles ont été officialisées par une circulaire de 2003, que les professeurs semblent motivés, mais démunis, les chefs d'établissement variablement organisés et les associations de parents fréquemment opposés à cet enseignement.

De nombreuses campagnes sur la contraception ont été organisées par l'Inpes, et si elles semblent bien mémorisées à court terme par les adolescentes, les jeunes hommes et les plus jeunes ont été laissés de côté. Un certain nombre d'idées reçues sur la contraception, comme le mythe du 14è jour, les méfaits des hormones etc…

Enfin, la peur de l'examen gynécologique, avant la première prescription contraceptive alors que l'examen n'est pas nécessaire lors de la première consultation etcontre–indiqué pour les jeunes filles n'ayant pas encore commencé leur vie sexuelle.

Au moment même de la campagne pour la contraception lancée par le Ministère de la Santé, voilà la proposition de Loi en débat à l'Assemblée. Un dispositif, type Pass santé contraception, qui ouvrirait un accès gratuit à une mineure à la prescription par un médecin ou une sage-femme d'une contraception adaptée, avec un remboursement de l'Assurance maladie qui n'apparaîtrait pas sur le décompte de remboursement des parents.

Court-circuiter le rôle des parents, banaliser l'acte sexuel sont les craintes de certaines associations, alors que le principe est soutenu par les mutuelles MGEN et la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) qui dénoncent des reculs inquiétants constatés dans l'accès à la contraception et à l'avortement.

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