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IMPLANTS MAMMAIRES PIP : Du tact, recommande l'Ordre des Médecins

Actualité publiée il y a 10 années 1 semaine 6 jours
Sécurité sanitaire

L’Ordre des Médecins aura suivi la ligne de la Société britannique des Chirurgiens esthétiques, qui plaide depuis le début de l’ «affaire » pour une collaboration et une modération des praticiens. L’Ordre des Médecins réitère ainsi ses recommandations de tact et de mesure aux praticiens, dans la pratique de leurs honoraires pour la prise en charge des patientes ayant subi la mise en place d’implants mammaires PIP et cela quelle qu’en soit la raison. Le Docteur Michel Legmann, Président du Conseil national de l’Ordre des médecins, recommande ainsi à tous les confrères concernés de bien vouloir pratiquer des honoraires en rapport avec les tarifs de l’Assurance Maladie, et cela compte tenu du caractère exceptionnel de ces situations, pour la prise en charge des patientes ayant reçu ces implants dans une intervention à visée esthétique comme dans le cadre d’une reconstruction mammaire, suite à un cancer.

« C'est un devoir, pour les praticiens, de prendre en charge les explantations et le suivi des patientes (y compris les biopsies capsulaires, en accord avec l'INCA) sauf si celles-ci ont fait un choix différent ». Enfin, l'Ordre national des Médecins rappelle le caractère obligatoire du signalement à l'ANSM (ex Afssaps) de toutes les explantations de prothèses mammaires défectueuses


Le mode de prise en charge par l'Assurance Maladie : L'Afssaps a communiqué le 30 décembre dernier, sur la prise en charge par l'Assurance Maladie des frais liés aux retraits, incluant l'hospitalisation pour toutes les patientes et des frais liés à la reconstruction avec de nouveaux implants pour les patientes implantées dans le cadre d'une reconstruction après une mastectomie après cancer du sein. Dans ce cas, la pose d'une nouvelle prothèse est donc également remboursée. Le Ministère avait alors déjà demandé aux chirurgiens plasticiens libéraux de ne pas pratiquer de dépassements d'honoraires pour effectuer ces actes.

Rappelons qu'il y a 48 heures, le Royaume-Uni s'est pratiquement rangé à la position française, allemande et de la République tchèque de prendre en charge les explantations pour toutes les femmes qui le souhaitaient, après consultation avec leur chirurgien. Subsiste une difficulté de prise en charge des femmes opérées en clinique privée, qui, en cas de refus de leur clinique, von devoir se retourner vers le National Health Institute britannique. Au Royaume-Uni, il aura fallu toute la mobilisation des experts médecins des Sociétés de chirurgiens esthétiques pour convaincre le gouvernement britannique.

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