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INTERNET ADDICTION: 10 jours sans Facebook, libération ou frustration?

Actualité publiée il y a 5 années 1 mois 3 semaines
UdM

Pas de smartphone durant 10 jours, c’est la petite expérience anecdotique à laquelle se sont livrés 15 étudiants de l’Université de Montréal, à l'initiative de leur professeur. Plus de Facebook, LinkedIn, MSN, Second Life, Twitter et autres réseaux, un autre regard sur les réseaux sociaux, pour certains une libération, pour d’autres une frustration.


Les conséquences de cette abstinence limitée aux smartphones - car les étudiants pouvaient utiliser le téléphone et l'internet fixes- sont jugées à la fois positives et négatives par les étudiants qui réalisent à la fois l'intrusion des réseaux dans leur intimité et le caractère utile, polyvalent et aujourd'hui indispensable des smartphones. Quelques constatations d'ordre qualitatif :

· La perception d'un effet « contrôle » exercé par les réseaux sociaux. En rendant les utilisateurs de smartphones disponibles en permanence, ces médias créent « constamment » un sentiment d'urgence. Un sentiment pas toujours justifié, commente une étudiante.

· Le sentiment d'une intimité menacée: Le smartphone décrit comme un lien invisible entre soi et la société est décrit comme une intrusion dans l'intimité, et, pour certains, s'en priver est aussi l'occasion de reconsidérer sa place dans la société et de regarder à nouveau autour de soi.

· Une utilisation déplacée et exagérée, c'est ce qu'observent aussi ces étudiants qui en sont privés. Circuler dans des lieux publics sans ouvrir son mobile permet de mesurer la vacuité de certains échanges et de se poser des questions sur sa propre utilisation.

Mais, l'outil reste indispensable,

· en raison de la possibilité d'accès, en temps réel à des informations parfois essentielles. Etre privé de mobile, c'est pouvoir être privé d'une information cruciale ou vitale. Ou simplement utile, comme l'heure par exemple.

· car à lui seul c'est un moyen d'exister. Quelques jours d'absence sur les réseaux sociaux et c'est l'oubli. «Je n'existais plus», commente une autre étudiante.

Des réflexions « qualitatives » qui traduisent une expérience éprouvante mais enrichissante pour les étudiants. «Ces modes de communication sont à ce point présents dans leur vie qu'ils ne mesurent plus leur importance », conclut le Professeur. C'est rappeler que l'usage des médias sociaux peut mettre en échec la maîtrise de soi et conduire peu à peu à l'accoutumance et l'addiction. Pour mémoire, cette étude précédemment dans la revue Psychological Science que relever son compte Twitter, Facebook ou ses mails serait devenu pour de nombreux jeunes, une addiction majeure.

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