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L'ECSTASY responsable d'une toxicité durable dans le cerveau

Actualité publiée il y a 8 années 7 mois 2 jours
Archives of General Psychiatry

L'usage récréatif de l'ecstasy est associé à des changements durables dans le cerveau humain, selon ces chercheurs de la Vanderbilt University (Nashville) qui récidivent sur le sujet et publient leurs conclusions dans l’édition en ligne du 5 décembre des Archives of General Psychiatry.

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Cette étude ajoute à la preuve que l'ecstasy est responsable d'une neurotoxicité sérotoninergique de longue durée chez l'Homme, explique le Pr. Ronald Cowan, professeur agrégé de psychiatrie. Alors que l'ecstasy produit un sentiment d'euphorie et de chaleur émotionnelle à court terme, elle entraîne une perte chronique de sérotonine de long terme. La sérotonine est neurotransmetteur critique, expliquent les auteurs, et cette molécule de signalisation joue un rôle clé dans la régulation de l'humeur, l'appétit, le sommeil, l'apprentissage et la mémoire.


Des résultats importants aussi en raison de l'utilisation thérapeutique et expérimentale de la MDMA (nom chimique) pour prendre en charge le stress post-traumatique et l'anxiété associés au cancer. Il est donc essentiel pour les chercheurs de cerner les risques associés à l'utilisation d'ecstasy et d'identifier, pour l'usage thérapeutique, la dose à laquelle le médicament devient toxique.

Car cette étude suggère un effet neurologique dose-dépendant : En utilisant la tomographie par émission de positons (TEP), une technique d'imagerie médicale par scintigraphie, les chercheurs ont examiné les niveaux des récepteurs de sérotonine-2A dans diverses régions du cerveau, chez des femmes qui avaient pris de l'ecstasy (mais pas dans les 90 jours précédant l'examen) et chez les femmes non utilisatrices. Les auteurs constatent que les utilisatrices présentent des niveaux augmentés de récepteurs de sérotonine et plus les doses prises sont élevées, plus élevés sont les niveaux de récepteurs de sérotonine.

La même équipe avait déjà démontré que l'ecstasy augmente l'activation du cerveau sur 3 zones associées au traitement visuel, suggérant une perte d'efficacité du cerveau. Ensemble, ces deux études fournissent des preuves convaincantes que l'ecstasy est bien responsable de changements durables dans le cerveau.

Source: Arch Gen Psychiatry. Published online December 5, 2011. doi:10.1001/archgenpsychiatry.2011.156 Evidence for Chronically Altered Serotonin Function in the Cerebral Cortex of Female 3,4 Methylenedioxymethamphetamine Polydrug Users (Visuel NIH)

Lire aussi : ECSTASY: Sa consommation réduit durablement l'efficacité du cerveau

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