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LUPUS et NÉPHROPATHIE: Un médicament deux fois plus efficace

Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 2 semaines
New England Journal of Medicine

Cette grande étude internationale conclut que le mycophénolate mofétil (Cellcept®), un immunosuppresseur est supérieur à l'azathioprine, un immunosuppresseur plus ancien, pour le traitement de la néphropathie lupique. Des résultats très encourageants pour les nombreux patients atteints, publiés dans l'édition du 17 novembre du New England Journal of Medicine.

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L'atteinte rénale du lupus est une des manifestions les plus communes de la maladie et peut menacer le pronostic vital des patients. En raison de ses facteurs génétiques, la néphropathie lupique survient chez 30 à 75% des patients lupiques et plus fréquemment dans les populations asiatiques. L'atteinte rénale est souvent précoce, survenant dans les trois premières années d'évolution du lupus systémique. L'insuffisance rénale est rarement présente pendant les premières phases de la maladie mais peut ensuite conduire à l'épuration extrarénale (ou rein artificiel). "C'est un énorme pas en avant pour les personnes qui souffrent de néphropathie lupique", déclare l'auteur principal, le Dr. Mary Anne Dooley, professeur agrégé à l'Université de Caroline du Nord à la Chapel Hill School of Medicine. Car cette inflammation du rein causée par le lupus érythémateux disséminé (ou Lupus) peut entraîner un gain de poids, une hypertension artérielle, des urines foncées, une inflammation des yeux, des jambes, des chevilles ou des doigts. Chez certains patients, l'inflammation est si grave qu'elle entraîne une insuffisance rénale.


L'étude a porté sur 227 patients inscrits dans 71 centres de 19 pays des 5 continents. Les chercheurs ont suivi les patients pendant trois ans, 116 patients recevant le mycophénolate mofétil deux fois par jour, et 111 l'azathioprine deux fois par jour. Les résultats montrent que le mycophénolate mofétil s'avère supérieur sur pratiquement tous les critères. Les chercheurs constatent un taux d'échec de 16,4% dans le groupe mofétil, comparativement vs 32,4% dans le groupe azathioprine. Les patients répondent mieux au mycophénolate sur une longue période qu'à l'azathioprine, et les effets secondaires négatifs sont également plus fréquents avec l'azathioprine.

La nouvelle étude ajoute donc un médicament à l'arsenal thérapeutique du lupus. Le mycophénolate mofétil et l'azathioprine sont approuvés depuis le milieu des années 1990 pour une utilisation chez les patients transplantés rénaux, pour prévenir le rejet d'organe. Aux Etats-Unis, comme en France, si le mycophénolate mofétil n'a pas encore l'AMM dans cette indication, il est cependant de plus en plus utilisé dans le traitement du lupus.

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