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NEURO: Reconnaître un visage, un processus d'apprentissage à part

Actualité publiée il y a 6 années 2 mois 1 semaine
Nature Communications

Le contexte est essentiel pour nous aider à reconnaître un visage, c’est certain, mais pourquoi. Ces chercheurs de l’Université de Londres expliquent comment deux processus distincts de notre cerveau interviennent lors de l'apprentissage et de la reconnaissance des visages. Leurs conclusions, présentées dans la revue Nature Communications mettent en évidence un mécanisme de simplification de toutes les informations que nous devons traiter pour la reconnaissance faciale, une compétence clé d’un comportement social réussi.

Pourquoi nous faut-il plus de temps pour reconnaître un visage familier quand on le voit dans un cadre inattendu?


Cette expérience a présenté à ses participants des visages de gens qu'ils n'avaient jamais vus auparavant, tout en leur faisant passer un scanner IRM. Certains de ces visages leur ont été présentés plusieurs fois, sous des angles différents, et les participants devaient dire s'ils les avaient déjà vus ou non auparavant.

Globalement, les participants parviennent relativement bien à reconnaître les visages vus à plusieurs reprises, cependant, les scientifiques constatent que cette faculté de reconnaissance dépend du contexte dans lequel ils ont déjà vu ces visages. En particulier, lorsque les participants ont vu récemment beaucoup de visages inconnus, ils sont alors plus susceptibles de ne pas reconnaître un visage pourtant rencontré à plusieurs reprises et même déjà reconnu dans une expérience précédente.

Les chercheurs observent une activité dans 2 régions du cerveau, la première, le gyrus fusiforme, directement impliqué dans l'apprentissage des nouvelles informations sur les visages et la mise à jour de leur caractère familier, l'autre, le sillon temporal supérieur, impliqué par ailleurs dans le traitement des émotions, qui analyse le contexte, que le visage soit familier ou non. Un mécanisme qui va en fait simplifier notre processus de reconnaissance faciale mais, parfois, au contraire, entraîner des erreurs.

Alors que, dans d'autres domaines, l'apprentissage se fait par la répétition d'erreurs de prédiction qui mettent à jour la connaissance, ici les chercheurs montrent que notre cerveau mobilise, pour cette compétence sociale clé qu'est la reconnaissance faciale, une autre zone du cerveau qui intègre dans le processus la reconnaissance du contexte.

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