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OBÉSITÉ: Le confort thermique, également facteur d'obésité ?

Actualité publiée il y a 9 années 8 mois 1 semaine
Obesity reviews

Un article scientifique rédigé par des chercheurs de l'University College London et de l'Université de Cambridge suggère que les températures intérieures ont augmenté, réduisant ainsi le nombre de calories que nous utilisons pour rester « au chaud », ce qui nous conduit à stocker l'énergie excédentaire sous forme de graisse. Cette analyse de 72 études explique que la «zone de confort thermique» offerte par la vie moderne peut donc être une cause d'augmentation des taux d’obésité. Des conclusions, certes discutables mais publiée dans une revue médicale et scientifique « peer-reviewed», Obesity reviews.

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Beaucoup de facteurs différents interviennent dans l'obésité, dont la génétique, une mauvaise alimentation, le manque d'exercice et le mode de vie général. Si ce document de recherche propose une théorie intéressante et scientifique plausible, comme le notent les auteurs eux-mêmes, il ya un manque de preuve directe pour soutenir cette théorie, qui doit être évaluée par d'autres recherches.


Il s'agit de l'analyse de 72 études tout de même, de la littérature scientifique, qui analysent les tendances des températures hivernales à l'intérieur, la réponse humaine au froid, la dépense énergétique de l'homme en réaction au froid doux et le rôle du tissu adipeux brun dans la création de la chaleur. Le tissu adipeux brun est l'un des deux types de tissus graisseux dans le corps humain, et joue un rôle dans la production de chaleur du corps.

Une réduction du stress thermique : Les auteurs soulignent que les modes de vie plus sédentaires et l'alimentation sont sans doute les causes principales de l'obésité, mais que l'exposition saisonnière au froid augmente la capacité du corps à la thermogenèse, le processus de combustion de l'énergie acquise par l'alimentation pour produire de la chaleur et réguler la température du corps. Selon cette analyse, l'accès au chauffage central et l'augmentation du temps passé à l'intérieur réduisent le «stress thermique » et nous amène à consommer moins d'énergie et stocker cette énergie excédentaire sous forme de graisse supplémentaire.

Des températures de vie indéniablement plus confortables: Les auteurs démontrent en effet :

· La tendance indéniable au sein des populations riches à chauffer leurs domiciles à des températures plus proches de la limite inférieure de la «zone de neutralité thermique de l'homme » (TNZ). La TNZ est définie comme la gamme de températures à laquelle le taux métabolique (et donc la dépense d'énergie) est minime (25C-27C pour un être humain adulte nu).

· L'adoption généralisée du chauffage central et de la climatisation ont conduit à une «monotonie thermique » dans l'ensemble du domicile (absence d'écarts de température d'une pièce à une autre).

· Les températures sur le lieu de travail sont également à la hausse,

· la réduction de l'exposition au froid est renforcée moins de marche ou de vélo au profit de déplacements en voiture climatisée.

Thermogenèse et bilan énergétique: Les humains exposés au froid maintiennent la température corporelle et conservent la chaleur à travers la thermogenèse et la thermogenèse joue un rôle important dans le bilan énergétique. Une étude suggère par exemple que la dépense énergétique pour une exposition au froid doux pendant 10% du temps pourrait être équivalente à une différence de 8 kg de poids corporel sur une durée de 10 ans.

Le rôle du tissu adipeux brun est de générer de la chaleur, généralement chez les nouveau-nés qui ne savent pas bien réguler leur température corporelle, bien que les auteurs citent des études pour démontrer son rôle dans la production de chaleur chez l'adulte. Ce tissu, selon les études pris en compte est activé dans des conditions de froid et augmente la dépense énergétique.

Si, fondamentalement, il n'y a eu à ce jour, aucune étude scientifique directe des effets des variations de température sur le bilan énergétique ou le poids corporel à long terme chez l'homme, si cette première analyse apporte de solides bases de réflexion, elle reste limitée par l'absence de précision, par les auteurs, des critères de sélection des études sélectionnées pour leur analyse et par la taille de leurs échantillons.

Conclusion des auteurs, cette perte de dépense énergétique pourrait être l'une des causes d'augmentation de l'obésité dans les pays riches et la réduction de la dépense d'énergie liée à des températures plus élevées, devrait être compensée par une consommation alimentaire réduite.

Source : Obesity reviews, [Article first published online] January 24 2011 DOI: 10.1111/j.1467-789X.2010.00851.x « Could increased time spent in a thermal comfort zone contribute to population increases in obesity? », mise en ligne Claire Tancrède Santé log, le 28 janvier 2011

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