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SCLÉROSE latérale amyotrophique: De nouvelles molécules anti-spastiques?

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 4 jours
Inserm et Brain

C’est ce que laisse espérer cette équipe de l’Inserm qui vient d’associer, sur un modèle de souris de sclérose latatérale amyotrophique, la survenue des spasmes à la dégénérescence des neurones sérotoninergiques et à un moindre niveau de sérotonine dans la moelle épinière. La recherche, publiée dans l’édition du 30 octobre de la revue Brain, montre que des molécules permettant de rétablir les niveaux de sérotonine en agissant sur ces neurones, permettent de réduire la spacicité chez la souris. D’autres recherches restent nécessaires pour déterminer si ces molécules pourront présenter un intérêt dans le traitement de la spasticité chez les patients atteints.

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La sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative dont l'incidence en France est de 2 à 3/100.000 personnes, affecte de façon particulière les neurones qui contrôlent la motricité, en particulier les motoneurones et les neurones moteurs centraux. Cette dégénérescence entraîne une faiblesse musculaire progressive qui finit par rendre impossibles les mouvements, la marche, le langage et aboutit au décès. Parmi les principaux symptômes, la survenue de spasmes, accompagnés de douleurs, jusque-là attribués à la dégénérescence des neurones moteurs centraux, responsables de l'ordre d'exécution du mouvement.


L'équipe de l'Inserm, dirigée par Luc Dupuis (Unité Inserm 692 « Signalisation moléculaire et neurodégenérescence ») montre, avec cette étude que ces spasmes sont liés à la dégénérescence d'un autre type de neurones, des neurones sérotoninergiques, situés dans le tronc cérébral. Chez des patients atteints de SLA, et dans un modèle de souris transgénique, les chercheurs constatent que ces neurones s'atrophient au cours de la maladie et que les niveaux de sérotonine sont fortement diminués dans la moelle épinière avant les symptômes moteurs. Avec certaines molécules actives contre les récepteurs de la sérotonine, les chercheurs parviennent à supprimer les spasmes chez des souris modèles atteintes de SLA.

Selon les auteurs, ces molécules, en agissant sur les récepteurs de la sérotonine pourraient, à terme, réduire les spasmes chez les patients SLA.

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