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SEXTING: La véritable ampleur du phénomène chez les jeunes

Actualité publiée il y a 8 années 7 mois 1 semaine
Pediatrics

S'échanger via Internet des photos ou des vidéos à caractère sexuel, voire pornographique, cette nouvelle pratique a largement été dénoncée comme l'un des maux des réseaux sociaux pour les jeunes. Mais ces 2 études de l’Université du New Hampshire suggèrent que les préoccupations concernant la pratique du sexting par les adolescents pourrait être exagérée. Une des études révèle que seuls 2,5% % des adolescents ont pratiqué le sexting au cours de l'année et que la pornographie y est très réduite. L'autre étude constate que lorsque ces images arrivent jusqu’à la police, seuls quelques jeunes sont arrêtés et très rares sont ceux traités comme des délinquants sexuels. Des résultats plutôt rassurants à paraître dans l’édition de janvier de la revue Pediatrics.

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Ces études ont été menées par des chercheurs du Centre de recherche sur les crimes contre l'Enfant de l'Université du New Hampshire. 2,5% des jeunes interrogés ont participé à une pratique de sexting : Pour la première étude, les chercheurs ont interrogé 1.560 utilisateurs d'Internet âgés de 10 à 17 ans sur leur expérience du sexting (images ou vidéos à caractère sexuel reçues, créées, envoyées via un téléphone cellulaire ou l'Internet). L'étude révèle que 2,5% des jeunes interrogés ont participé à une pratique du sexting dans l'année, mais seulement 1% avec des images de nature à violer les lois contre la pornographie enfantine.«On parle beaucoup de ces cas découverts par les écoles et les parents mai, en réalité, ils n'impliquent qu'une petite minorité de la jeunesse», rassure l'auteur principal, Kimberly Mitchell, professeur assistant de recherche en psychologie au Research Center. Très peu d'arrestations : Dans la seconde étude, les chercheurs ont découvert, à partir du suivi de 675 affaires de sexting faisant l'objet d'une enquête par la police, que très peu d'arrestations de jeunes sont effectuées. Le taux d'arrestation, en cas de plainte, s'élève à 18% lorsqu'il n'y a pas de fait aggravant et à 36% en cas de faits aggravants comme l'utilisation des images pour le chantage ou le harcèlement. Dans ces affaires, les jeunes responsables ne font quasiment jamais l'objet d'un enregistrement comme « délinquant sexuel ». "La plupart des représentants de la loi considèrent ces cas sexting d'une manière réfléchie et ne pas traitent pas les adolescents comme des délinquants sexuels», conclut l'auteur principal, Janis Wolak, chercheur principal au research Center.


Peu de diffusion généralisée: Dans ces deux études, les chercheurs constatent que les images sexuelles des jeunes ont rarement été largement diffusés en ligne et 90% d'entre elles ne vont pas plus loin que leur destinataire principal. Même dans les cas où les images arrivent jusqu'aux services de police, deux tiers d'entre elles sont restées au niveau du destinataire et n'ont jamais été publiées en ligne.

Sources: Pediatrics Jan 1, 2012; 129 (1) “Prevalence and Characteristics of Youth Sexting: A National Study" and "How Often Are Teens Arrested for Sexting? Data From a National Sample of Police Cases" et UNH's Crimes against Children Research Center “THE TRUE PREVALENCE OF “SEXTING”” (Visuel © IKO - Fotolia.com)

Lire aussi : SEXTING: Des jeunes sous pression

ADOS et MÉDIAS SOCIAUX: Sexting, cyberintimidation et Facebook depression

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