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Vos conditions de TRAVAIL peuvent vous coûter un tiers de vie en moins

Actualité publiée il y a 2 années 9 mois 1 semaine
Health Affairs

10 à 38% de la différence d'espérance de vie entre différents groupes démographiques peuvent s’expliquer par des différences de conditions travail. C’est le chiffre que l’on retiendra de cette méta-analyse de chercheurs de Stanford et de Harvard, présentée dans la revue Health Affairs. Un impact qui peut donc coûter un tiers de la vie ou, le décès prématuré. 2 conclusions s’imposent. L’insuffisance de prise en compte des facteurs de santé au travail, et par chacun d’entre nous, et par la recherche épidémiologique et la nécessité de « réhabiliter », à son juste niveau la santé au travail.

Les chercheurs de Stanford et de Harvard sont partis d'un constat bien établi. L'existence de disparités socio-économiques importantes en matière de santé et de mortalité. Leur objectif, avec cette étude, tenter de « revisiter » l'inégalité dans l'espérance de vie, en prenant en compte un facteur souvent négligé: l'exposition au travail à des facteurs néfastes pour la santé.


L'équipe a analysé les données de l'Enquête sociale générale américaine pour estimer les différences d'exposition aux conditions de travail, et leurs effets sur la mortalité. Les chercheurs ont répartis les participants en 18 groupes selon leur ethnie, l'éducation et le sexe, puis examiné 10 facteurs de santé au travail (dont le chômage et le licenciement, la couverture par une assurance maladie, le travail par quarts, la durée de travail, l'insécurité de l'emploi, le conflit travail-famille) et estimé l'effet de chaque facteur sur la mortalité annuelle et l'espérance de vie. Cette méta-analyse a abouti à un modèle qui précise, finalement, les effets globaux des pratiques au travail sur la santé.

Ø Sa principale conclusion, 10 à 38% de la différence d'espérance de vie tient aux conditions de travail.

Des facteurs qui pèsent lourds sur l'espérance de vie : Dans tous les groupes, le chômage et le licenciement et l'absence de couverture maladie sont « les facteurs les plus réducteurs de vie ». Viennent ensuite, l'absence de « contrôle » ou de maîtrise de son emploi (burn out) et l'insécurité de l'emploi et le travail posté (voir visuel ci-contre).

Ce n‘est évidemment pas le seul facteur: Ici les chercheurs confirment le poids des différents facteurs socio-culturels : la différence d'espérance de vie tient aussi à l'ethnie, aux niveaux d'éducation, au sexe, ces facteurs pouvant également jouer sur 3 ans de l'espérance de vie.

L'endroit où l'on habite également est un facteur majeur –déjà documenté- de variabilité de l'espérance de vie, pouvant être associé jusqu'à 33 années de vie. Différents facteurs globalement associés au profil socio-culturel et qui expliquent des différences d'accès aux soins de santé, d'exposition à certains facteurs environnementaux (pollution, bruit), d'accès à une alimentation saine et au final des différences de mode de vie.

Source: Health Affairs October 2015 doi: 10.1377/hlthaff.2015.0022 Exposure To Harmful Workplace Practices Could Account For Inequality In Life Spans Across Different Demographic Groups

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