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ACCÈS à la SANTÉ: Bisexuels et gays toujours discriminés

Actualité publiée il y a 7 années 4 mois 3 semaines
NHS- Stonewall Charity

Des services de santé sans distinction de sexe, de race, de handicap, d'âge, d'orientation sexuelle, de religion ou de conviction. Pourtant selon cette enquête, la plus grande jamais menée au monde sur la santé des hommes gays et bisexuels, par la Stonewall Charity, un organisme de bienfaisance britannique, et commentée par le National Health service (NHS), beaucoup de ces hommes gays et bisexuels seraient laissés pour compte par les services de santé. De nombreux hommes indiquent que les services de santé ont tendance à se concentrer uniquement sur leur santé sexuelle et leur statut VIH, plutôt que sur des aspects plus larges et « classiques » de leur santé et leur bien-être.

Stonewall Charity, qui milite pour les droits des homosexuels, lesbiennes et bisexuels, a interrogé près de 6.900 hommes gays et bisexuels du Royaume-Uni au sujet de leur santé. Les résultats sont troublants, avec des taux de risque de dépression, d'automutilation, de tentative de suicide, de consommation abusive d'alcool, d'usage de drogues et de victimisation bien plus élevés chez les hommes gays et bisexuels. Le rapport, qualifié d'historique, fait, au-delà de ces résultats, un certain nombre de recommandations. Le rapport porte sur les réponses de 6.861 hommes, dont 92% gays et 8% bisexuels, dont 95% étaient de race blanche et âgés de 20 à 50 ans. Les questions abordaient tous les domaines de la santé, dont la pratique d'un exercice physique, le régime alimentaire, le tabagisme, la consommation d'alcool et l'usage de drogues, la santé mentale, la violence familiale, le cancer et autres problèmes de santé courants masculins dont la santé sexuelle, et, bien sûr, leur expérience des services de santé. L'étude a comparé les résultats des hommes gays et bisexuels et des hommes en population générale. · Tabagisme, alcool et drogues - Deux tiers des hommes gays et bisexuels ont fumé à un moment dans leur vie, vs 50% des hommes en général. - Un quart des hommes gays et bisexuels fument actuellement, vs 22% des hommes en général. - 42% des hommes gays et bisexuels consomment de l'alcool 3 jours ou plus par semaine, vs 35% des hommes en général. - La moitié des hommes gays et bisexuels ont consommé de la drogue dans la dernière année, vs 12% en général. · Les hommes gays et homosexuels sont plus minces, avec un IMC réduit de 33% vs en population générale et un taux d'obésité ou de surpoids également moindre (42% vs 70%). Cependant, 13% d'entre eux ont eu un problème avec leur poids ou leur régime alimentaire dans la dernière année, vs 4% des hommes en général. · Mais ils pratiqueraient pourtant moins de sport ou d'activité physique (pour 30 mn ou plus d'exercice cinq fois ou plus par semaine, 25% des hommes gays et bisexuels vs 39% des hommes en général). · Font des TS plus fréquemment : C'est le cas de 3% des hommes gays, 6% des hommes gays du groupe 16-24 ans, et 5% des hommes bisexuels vs 0,4% des hommes en général. Les hommes gays et bisexuels font également deux fois plus de tentatives d'automutilation que les hommes en général. · Plus souvent victimes de violence : La moitié des hommes gays et bisexuels ont connu au moins un incident de violence de la part d'un membre de leur famille ou d'un partenaire depuis l'âge de 16 ans, vs 17% des hommes en général. Mais 80% de ces victimes n'ont jamais déclaré d'incidents à la police. · Enfin, seuls 10% des hommes gays et bisexuels ont déjà discuté du cancer du côlon ou de la prostate avec leur médecin, 3% du cancer du poumon, 10% seulement de maladie cardiaque, 20% seulement de pression artérielle ou de taux de cholestérol. Encore 25% n'ont jamais été testés pour toute infection sexuellement transmissible et 30% n'ont jamais subi un test VIH. Discriminés dans les services de santé ? Oui à en croire cette étude. Car un tiers des hommes gays et bisexuels révèlent une expérience négative dans ces services, liée à leur orientation sexuelle. Pour un tiers d'entre eux, leur orientation sexuelle n'est pas connue par le médecin. Seuls 25% déclarent que leur médecin leur donne des informations pertinentes tenant compte de leur orientation sexuelle. Le rapport conclut évidemment à l'importance de comprendre les besoins de santé spécifiques des hommes gays et bisexuels et à la nécessité de former le personnel soignant. Supprimer la discrimination passe par des politiques explicites, selon le NHS, qui passent par l'affichage, la visibilité et la communication mais aussi par la réassurance de la confidentialité.

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