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AUTISME: L'exposition du bébé à la pollution multiple son risque par 3

Actualité publiée il y a 7 années 1 semaine 5 jours
Archives of General Psychiatry

Ces 3 études publiées dans la même édition de décembre des Archives of General Psychiatry montrent le dynamisme de la recherche sur les troubles du spectre autistique (TSA), recherche qui accompagne la reconnaissance de la prévalence galopante de l'autisme. Ainsi, on retiendra précisément, d’une de ces 3 études que l’exposition in utero à la pollution de la circulation multiplie le risque d’autisme par 2 et, par 3 durant la première année de vie de l’enfant. Mais, comme l’écrit l’éditorialiste d’Autism Speaks, on constatera également, qu’à ce jour, les causes précises du trouble et ses modes de prise en charge restent toujours à découvrir.

Ainsi, cette même édition de la prestigieuse revue en Psychiatrie consacre 3 de ses articles à l'autisme, alors qu'il y a dix ans, c'était le même nombre d'articles mais par an, relève le Pr Geraldine Dawson, d'Autism Speaks, dans son éditorial (1). Ce développement de la recherche sur les troubles du spectre autistique (TSA) suit la reconnaissance de de son incidence croissante (soit environ 1 enfants sur 88-selon les dernières données des CDC) et une augmentation de 78% de sa prévalence en 6 ans partiellement justifiée par l'amélioration du diagnostic. Le financement de la recherche sur l'autisme a augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie, mais n'a pas suivi le rythme de l'ampleur croissante des problèmes de santé publique posés par l'autisme. Car malgré cette augmentation des financements, « nous n'avons pas complètement identifié les causes des TSA ou développé des traitements médicaux efficaces», écrit l'auteur, qui appelle à plus de financement pour plus de recherches sur le développement précoce, prénatal et postnatal de l'autisme. Sur les causes, le problème est complexe, entre influence des gènes et des facteurs de risque environnementaux qui se combinent pour augmenter le risque de TSA. Enfin, la recherche sur le traitement et les adultes atteints reste encore négligée. Pourtant, les études, de plus en plus nombreuses apportent déjà des axes de réflexion, comme le caractère impératif du diagnostic précoce, pour une prise en charge la plus précoce possible, l'utilisation de la neuro-imagerie pour le diagnostic ou l'influence de certains facteurs de risque environnementaux in utero. L'exposition à la pollution, multiplie le risque par 3 : Ainsi, une première étude (2) présentée dans cette édition fait état d'un risque d'autisme multiplié par 3 associé à l'exposition à des niveaux élevés de pollution de l'air liée à la circulation, pendant la grossesse et la première année de vie. Le Pr Heather Volk, auteur principal de l'étude, s'est concentrée sur le risque d'autisme et les interactions gènes et facteurs environnementaux comme l'exposition à la pollution de l'air. Son étude a porté sur 279 enfants atteints d'autisme et 245 enfants témoins au développement « normal ». L'adresse de la mère sur l'acte de naissance et les antécédents de résidence ont été utilisés pour estimer l'exposition à la pollution pour chaque trimestre de la grossesse et la première année de vie. L'analyse montre que, · les enfants autistes sont plus susceptibles d'avoir vécu dans un environnement plus exposé à la pollution atmosphérique liée à la circulation, pendant la grossesse (AOR (adjusted odds ratio): 1,98 IC : 95% de 1.20 à 3.31) et au cours de la première année de vie (AOR : 3,10 IC : 95% de 1,76 à 5,57]), par rapport aux enfants témoins. · L'exposition pendant la grossesse et au cours de la première année de vie au dioxyde d'azote et aux micro- particules <2,5 et <10 um de diamètre (PM2.5 et PM10) est également associée à l'autisme au cours de la gestation : o AOR (grossesse): 1,81 et 2,17 o AOR (1ère année de vie) : 2,12 et 2,14


La conclusion de l'étude est « impitoyable », la pollution de l'air liée à la circulation, le dioxyde d'azote, les particules fines PM2.5, PM10, pendant la grossesse et pendant la première année de vie sont associés à un risque accru d'autisme.

Le volume cortical, un critère de diagnostic confirmé : 2 autres études (3 et 4) grâce à de nouvelles techniques en neuro-imagerie confirment un lien entre l'autisme et des changements dans la fonction immunitaire, chez les adultes atteints d'autisme. Une étude montre des niveaux plus élevés d'activation des cellules microgliales, qui gèrent la défense immunitaire, dans le cerveau de ces adultes atteints de TSA et confirme ainsi le rôle du système immunitaire dans le développement de l'autisme. L'autre étude montre des différences de volume cortical chez de jeunes hommes adultes atteints de TSA vs non TSA. Les 2 études suggèrent, un développement précoce du cerveau chez les personnes atteintes de TSA.

Source: Archives of General Psychiatry 2012;

1. 1-2. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.488 Dramatic Increase in Autism Prevalence Parallels Explosion of Research Into Its Biology and Causes Autism Speaks

2. 1-7. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.266 Traffic-Related Air Pollution, Particulate Matter, and Autism

3. 1-10. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.272 Microglial Activation in Young Adults With Autism Spectrum Disorder

4. 1-12. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.265 Brain Surface Anatomy in Adults With Autism: The Relationship Between Surface Area, Cortical Thickness, and Autistic Symptoms

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