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CANCER: Les traitements ne suffiront pas à stopper sa propagation mondiale

Actualité publiée il y a 4 années 10 mois 1 semaine
CIRC

Certes, les traitements sont de plus en plus efficaces, mais leur accès reste inégal voire parfois difficile. Ainsi, les thérapies ne suffiront pas à arrêter l’émergence de l’incidence des cancers dans le monde, c’est le signal d’alarme lancé par ce nouveau Rapport 2014 sur le cancer dans le monde (2014) publié par l'agence spécialisée sur le cancer (CIRC), de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il faut maintenant mettre en œuvre des mesures de prévention et de détection efficaces pour éviter « une crise du cancer », appelle cette collaboration internationale de plus de 250 chercheurs. Aujourd’hui, ce sont chaque année 14 millions de nouveaux cas qui sont recensés dans le monde, demain, en 2030, cette incidence pourrait dépasser la barre des 20 millions de nouveaux cas par an.

S'appuyant sur les dernières données de tendances d'incidence et de mortalité du cancer dans le monde, cet état des lieux révèle ainsi le développement effréné du cancer dans le monde, au rythme de 14 millions de nouveaux cas par an (chiffre 2012), un rythme qui pourrait atteindre 22 millions par an au cours des vingt prochaines années. Les décès par cancer suivent la même progression, actuellement au nombre de 8,2 millions par an, ils pourraient atteindre 13 millions par an dans les 20 années qui viennent. Les plus incidents toujours, le cancer du poumon, du sein et le cancer colorectal.


Traitements ? Pas toujours accessibles : L'accès aux traitements efficaces et abordables contre le cancer dans les pays en développement qui concentrent 60% de l'incidence mondiale mais 70% de la mortalité, permettrait de réduire considérablement la mortalité. Encore faudrait-il pouvoir, dans ces pays pouvoir assumer le fardeau financier représenté par la prise en charge thérapeutique de la maladie, soit plus d'1 milliard de dollars au total.

La prévention ? C'est l'affaire de chacun, comme des politiques : La prévention a tout son rôle à jouer car de nombreux cas sont déclenchés par des facteurs évitables, comme le tabagisme, la consommation d'alcool, la sédentarité ou encore une mauvaise alimentation. Au-delà, pour certains cancers liés aux infections (cancers du col, du foie et de l'estomac), la vaccination a elle-aussi tout son rôle à jouer dans la prévention. Cette année, le Rapport mondial s'enrichi d'une série d'articles de Perspectives qui mettent en évidence, les latitudes possibles, pour contrer l'émergence des cancers. Walter C. Willett, professeur d'épidémiologie et de nutrition à l'Harvard School of Public Health rappelle que le surpoids, l'obésité et l'inactivité physique sont aujourd'hui des facteurs scientifiquement démontrés de cancer et qu'il faut redoubler d'efforts au niveau individuel comme politique pour inverser l'épidémie d'obésité. Encore une fois, la nutrition a un rôle clé à jouer dans la prévention du cancer.

La détection ? Arrêter les controverses, développer de nouveaux tests : Sur la détection précoce, Barnett "Barry" S. Kramer directeur de la Division Prévention du US National Cancer Institute (NCI) dépasse les controverses sur le dépistage du cancer (PSA, mammographie) en envisageant l'utilisation de techniques moléculaires émergentes permettant d'affiner l'évaluation des cancers dépistés.

De nouvelles législations : Enfin, d'autres facteurs, comme la pollution ou les substances toxiques doivent faire l'objet de limitations plus strictes par les politiques. En effet, l'expérience montre que la prévention fonctionne, mais que la promotion de la santé seule ne suffit pas. Une législation adaptée doit aussi jouer son rôle dans la réduction de l'exposition et des comportements à risque.

L'appel est donc adressé à chaque citoyen d'une meilleure prise en compte des facteurs évitables essentiellement liés au mode de vie, mais aussi aux politiques dans l'élargissement de l'accès à l'information et au dépistage, mais aussi dans l'établissement d'une législation stricte qui limite les possibilités de comportements à risques et enfin aux chercheurs qui travaillent sur des tests de plus en plus précoces et des traitements de plus en plus efficaces.

Source: CIRC World Cancer Report 2014 (Vignette NIH)

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