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DIABÈTE et OBÉSITÉ: Peu d'échappatoire pour les femmes, sans 30 minutes d'exercice

Actualité publiée il y a 7 années 6 mois 1 semaine
Preventive Medicine

L’absence de pratique d’exercice physique, ici chez les femmes, conduit au risque de développer un syndrome métabolique, selon cette étude nationale américaine. Sa conclusion, sans appel, publiée dans la revue Preventive Medicine, suggère que d’une part les femmes sont moins susceptibles que les hommes de faire au moins 30 minutes d'exercice par jour et d’autre part qu'elles ont un risque accru de développer un syndrome métabolique qui les mènera à l'obésité.

Les auteurs redéfinissent le syndrome métabolique comme un groupe de facteurs de risque comprenant un taux de cholestérol élevé, une hypertension artérielle et un surpoids généralement fixé autour de la taille. Des facteurs qui vont augmenter le risque de maladie coronarienne, d'accident vasculaire cérébral (AV), de diabète de type 2 et d'obésité. Les chercheurs se sont une nouvelle fois intéressés à l'association entre l'activité physique, la dépression et le syndrome métabolique et ont abouti à une différence notable entre les sexes.


L'étude menée à l'Oregon State University par les professeurs d'université Paul Loprinzi et Bradley Cardinal, sur un échantillon représentatif de plus de 1.000 hommes et femmes, confirme –si besoin était- que la pratique régulière de l'activité physique est associée à des résultats positifs pour la santé des hommes comme des femmes, mais son résultat le plus remarquable est que l'association est bien plus forte pour les femmes. Pour les besoins de l'étude, les participants ont été équipés d'accéléromètres qui mesurent l'activité quotidienne. Au final, un peu plus de une femme sur trois a développé un syndrome métabolique et une sur cinq présentait des symptômes de dépression.

Le manque d'activité met toujours les femmes à risque : Les chercheurs constatent que les femmes pratiquent, en moyenne seulement 18 minutes d'activité physique quotidienne modérée à vigoureuse, comparativement aux hommes qui, en moyenne, en font 30 minutes par jour. Les participants qui pratiquent au moins 30 minutes d'exercice par jour sont moins susceptibles d'être déprimés, d'avoir un taux de cholestérol élevé et moins susceptibles de développer un syndrome métabolique. Les femmes adoptent un mode de vie plus sain, sont moins susceptibles de fumer, par exemple, mais le manque d'activité les met toujours à risque. En cause, pour les auteurs, la graisse abdominale et la résistance à l'insuline, deux facteurs majeurs de risque du syndrome métabolique. Ensuite, une éducation différente sachant que les habitudes d'activité physique commencent souvent dans l'enfance.

Une mauvaise habitude de l'enfance : La recherche montre ainsi que l'absence ou l'insuffisance d'activité physique commence dès l'âge de 5 ou 6 ans un modèle induit par les parents plus préoccupés par la sécurité des filles et plus restrictifs sur les activités en plein air avec les filles, qu'avec les garçons. Ainsi, expliquent les auteurs, « Certains éléments de preuve indiquent que les femmes, comparativement aux hommes, ont moins confiance dans leur capacité à surmonter leurs obstacles liés à la pratique de l'exercice » et les femmes aussi citent souvent le manque de temps lié à l'éducation des enfants…

Source: Preventive Medicine 31 March 2012 doi.org/10.1016/j.ypmed.2012.03.016 Interrelationships among physical activity, depression, homocysteine, and metabolic syndrome with special considerations by sex (Visuel fotolia)

Lire aussi : OBÉSITÉ infantile: La condition physique est déterminante même pour les enfants

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