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FÉCONDITÉ: Prévoir la démographie dépend du facteur éducation (2)

Actualité publiée il y a 9 années 1 jour 1 heure
Science et IIASA

Les projections des évolutions démographiques futures devraient tenir compte du facteur “éducation”, sous peine d’être faussées, selon cette étude publiée dans l’édition du 29 juillet de la revue Science. Le modèle de prévision recommandé doit intègrer le niveau d’éducation et en particulier celui des femmes qui joue à la fais sur le taux de fécondité et est associé au taux de mortalité infantile. Cette étude, publiée dans l’édition du de la revue Science ajoute une "dimension humaine" aux projections démographiques.

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Comme l'éducation affecte également la santé, la croissance économique et la démocratie, ces projections fournissent aussi une image plus complète, selon les chercheurs, de l'évolution, selon les régions du monde, du bien-être humain. Cette étude vient compléter l'approche d'un nouveau modèle proposé par les chercheurs des National Intitutes of Health, récemment publiée dans la revue Demography.


La recherche renforce l'idée que le niveau d'éducation atteint par les femmes est, dans la plupart des cas, un facteur déterminant de la croissance démographique. Les femmes plus instruites ont généralement moins d'enfants, un meilleur état de santé et un meilleur taux de survie infantile. L'éducation semble également être un facteur très déterminant de la survie de l'enfant, plus que le revenu des ménages. L'étude suggère également que des efforts concertés sur l'éducation au niveau mondial pourraient permettre à la population mondiale de rester sous la barre des 9 milliards en 2050. Pour les auteurs, les perspectives démographiques soaccomplis dans l'éducation et notamment celle des femmes.

Les chercheurs Wolfgang Lutz et Samir K.C. de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), l'Institut de démographie de Vienne (VID) de l'Académie autrichienne des sciences (ÖAW) et de l'Université d'économie de Vienne (WU), ont évalué l'effet de l'éducation sur la croissance de la population d'ici 2050 en utilisant 4 scénarios d'éducation possibles. Ces scénarios basés sur des bases identiques pour la fécondité, la mortalité et les taux de migration diffèrent seulement sur l'évolution des taux de scolarisation.

8,8 à 9,9 milliards d'habitants, en 2050, selon le facteur éducation: Le" fast track "le plus ambitieux est le scénario où tous les pays élargissent leur système scolaire au rythme le plus rapide possible, le scénario le plus pessimiste ne prévoit la construction d'aucune nouvelle école et le nombre de personnes qui les fréquentent reste constant, ce qui avec la croissance démographique, provoque une baisse des taux de scolarisation.

Dans ces 2 scénarios extrêmes, la population en 2050 varie de près d'1 milliard: 8,8 milliard de personnes en vertu du scénario “fast track” et 9,9 milliards d'habitants selon le scenario le plus pessimiste.

Cette recherche met en évidence le lien étroit entre croissance économique et capital humain, ou encore le lien étroit entre état de santé et niveaux d'éducation atteints par les adultes. Une meilleure éducation affecte de nombreux aspects du développement humain, dont la santé, la croissance économique et la démocratie.