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FUKUSHIMA: Le rejet radioactif en mer le plus alarmant jamais observé

Actualité publiée il y a 8 années 9 mois 3 semaines
Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

La contamination radioactive du milieu marin après l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi serait la plus élevée jamais mesurée selon les dernières mesures publiées par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) au 27 octobre. Ces données montrent la persistance d’une contamination des espèces marines (poissons principalement) pêchées sur les côtes de la préfecture de Fukushima, justifiant la poursuite de la surveillance des espèces marines dont les poissons des eaux côtières de Fukushima, tout au sommet de la chaine alimentaire…

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La forte contamination radioactive du milieu marin, liée au déversement direct d'eaux contaminées depuis la centrale, s'est prolongée du 12 mars au 8 avril 2011, et a été aggravée ensuite par les retombées dans l'océan d'une partie des radionucléides rejetés dans l'atmosphère entre le 12 et le 22 mars.


L'IRSN rappelle qu'à cette époque les concentrations dans l'eau de mer ont atteint jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de becquerels par litre (Bq/L) pour les césiums 134 et 137 et même dépassé 100.000 Bq/L pour l'iode 131. Les concentrations en césiums sont passées en dessous des limites de détection (5 Bq/L) depuis mi-juillet, l'iode 131 plus rapidement en raison de sa période radioactive courte (8 j).

Le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé. L'IRSN a actualisé son estimation de la quantité totale de césium 137 rejeté directement en mer du 21 mars jusqu'à mi-juillet. La valeur ainsi obtenue est de 27.1015 Bq et ce rejet radioactif en mer représente le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé. Grâce aux courants marins qui ont éloigné les eaux contaminées vers le large, les résultats laissent supposer que les conséquences de cet énorme apport de radionucléides deviendraient plus faibles à partir de l'automne 2011.

C'est sans compter le ruissellement des eaux de surface sur des sols contaminés: La pollution de l'eau de mer sur le littoral proche de la centrale pourrait persister dans le temps, à cause des apports continus de substances radioactives transportées vers la mer par le ruissellement des eaux de surface sur des sols contaminés, précise l'institut dans son bilan. D'autres mesures s'imposent aussi pour les radionucléides persistants, comme le strontium 90 ou le plutonium.

En conclusion, l'IRSN suggère la persistance d'une contamination des espèces marines (poissons principalement) pêchées sur les côtes de la préfecture de Fukushima, qui, au sommet de la chaine alimentaire sont, dans la durée, les plus sensibles à la pollution au césium. Il est donc justifié de poursuivre la surveillance…

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