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La MÉMOIRE se forme dans le cortex, pas dans l'hippocampe

Actualité publiée il y a 6 années 2 mois 2 semaines
Max-Planck-Gesellschaft

Mais où et comment sont encodés et stockés nos souvenirs ? La plupart des neurologues localisaient la mémoire à long terme (MLT) dans l'hippocampe, cette recherche de l’Institut Max-Planck vient de la localiser dans le cortex cérébral. C’est bien dans le cortex que se forment les associations de souvenirs et c’est aussi dans le cortex qu’ils sont stockés, révèle l’étude qui ouvre une toute nouvelle vision à la recherche en neurologie.


Comprendre l'ensemble des processus biologiques liés à la mémoire apportera la clé de traitements contre l'amnésie, la maladie d'Alzheimer ou la démence et permettra de prolonger l'autonomie du patient âgé. Alors que l'hippocampe était jusque-là considéré comme la zone de stockage à long terme des associations spatiales, le Dr Mazahir T. Hasan de l'Institut Max Planck et José Maria Delgado-García à l'Université Pablo de Olavide (Séville) apportent ici les premières preuves expérimentales que la constitution des souvenirs se passe dans le cortex et non dans l'hippocampe. Simple débat d'experts ? Non, car cette découverte suggère et implique que les circuits du cortex moteur lui-même, et non l'hippocampe, interviennent dans la constitution et le maintien de la mémoire.

Le cortex indispensable à l'apprentissage: Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié le comportement d'apprentissage de souris génétiquement modifiées dans lesquelles les récepteurs NMDA, des éléments clés de transmission des signaux via les synapses -et donc indispensable au processus d'apprentissage- étaient désactivés, mais seulement dans le cortex cérébral moteur. Ils montrent que sans les récepteurs NMDA du cortex, les souris ne parviennent pas à se rappeler une association entre un son et une stimulation électrique.

L'hippocampe n'est pas le siège de la mémoire : Dans le même sens, une autre équipe de l'Institut Max Planck montrait que les souris sans récepteurs NMDA dans l'hippocampe restent capables d'apprendre. En fait, l'hippocampe fournirait les signaux environnementaux nécessaires, transmis au cortex, siège des associations de données et de l'apprentissage.

C'est donc une toute nouvelle vision apportée dans la recherche sur la mémoire avec des implications certaines pour le développement de traitements contre les maladies neurodégénératives.

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