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L'INFARCTUS guette les cœurs blessés par le décès d'un proche

Actualité publiée il y a 8 années 2 semaines 5 jours
CIRCULATION

Le risque de crise cardiaque augmente de manière significative dans les jours qui suivent le décès d’un proche, selon cette étude, menée sur près de 2.000 victimes de crise cardiaque et financée par les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans l’édition en ligne du 9 janvier de Circulation, l’une des revues de l’American Heart Association. C’est la toute première étude à mesurer les conséquences cardiaques du décès d’un proche.

Cette étude menée sur 1.985 victimes de crise cardiaque entre 1989 et 1994, a interrogé les patients sur les circonstances entourant leur crise cardiaque et sur la perte éventuelle d'un être cher au cours de l'année précédente et, sur la qualité de leur relation.


L'étude conclut, à la suite du décès d'une personne aimée, à un risque 21 fois plus élevé que la normale d'infarctus dans la première journée qui suit le décès du proche, 6 fois plus élevé durant la première semaine. Ce risque revient « à la normale » progressivement au cours du mois qui suit. Enfin, le risque varie en fonction de la gravité de la crise, de 1/320 personnes pour une crise légère à 1/1.394 pour une crise cardiaque grave. C'est une conclusion importante pour la prévention de ce risque, par les professionnels de santé, au cours des consultations de personnes touchées récemment par ces décès, explique le Dr. Murray Mittleman, cardiologue à la Harvard Medical School, au Beth Israel Deaconess Medical Center et à l'Ecole de santé publique de Boston.

Le stress psychologique augmente le rythme cardiaque, la pression sanguine et la coagulation du sang, ce qui renforce le risque d'attaque cardiaque. Par ailleurs, au début du processus de deuil, la qualité de sommeil est dégradée, tout comme l'appétit et les niveaux de cortisol sont plus élevés, ce qui peut également augmenter le risque. Enfin, les raitements pharmacologiques peuvent être négligés.

Quand le décès rime avec solitude : les conséquences cardiaques sont encore plus graves lorsqu'il s'agit de la perte d'un conjoint, les décès « cardiaques » de conjoints seuls représentant jusqu'à 53% des décès.

Conclusion, non seulement les professionnels de santé doivent être conscients de cette augmentation du risque cardiaque à la suite d'un deuil, mais amis et famille des personnes endeuillées doivent aussi apporter un soutien rapproché pour contribuer à prévenir de tels événements. Les patients devraient également consulter, après le deuil d'un Aimé : «Au cours des situations de douleur extrême et de détresse psychologique, les patients doivent consulter un médecin pour tout symptôme associé à un incident cardiaque», conclut le Dr. Mittleman.

Source: American Heart Association News, Circulation, January 9 2012 DOI: 10.1161/CIRCULATIONAHA.111.061770 Risk of Acute Myocardial Infarction after Death of a Significant Person in One's Life: The Determinants of MI Onset Study.

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