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Maladie d'ALZHEIMER: Précoce ou tardive, de mêmes gènes sont en cause

Actualité publiée il y a 8 années 2 semaines 22 heures
PLoS ONE
Certaines mutations génétiques sont liées à des formes héréditaires de la maladie d'Alzheimer précoce

Alors que depuis plusieurs années, les scientifiques savent que certaines mutations génétiques sont liées à des formes héréditaires de la maladie d'Alzheimer précoce, ces chercheurs de la Washington University (St. Louis) montrent que ces mêmes mutations sont également responsables d’une partie des formes tardives de la maladie. Des conclusions publiées dans l’édition du 1er février dans l’édition en ligne de PLoS One (Public Library of Science) qui montrent l’importance des facteurs de risque et des facteurs protecteurs sur le moment de la survenue de la maladie.

"Nous ne devrions pas penser maladie précoce alors maladie héréditaire et maladie tardive alors maladie sporadique», explique l'auteur principal de l'étude le Dr Alison M. Goate «Je pense qu'il est raisonnable de supposer que dans certains cas, la maladie d'apparition précoce et tardive ont les mêmes causes génétiques. Nos résultats suggèrent que le mécanisme de ces 2 formes de MA peuvent être identiques donc quel que soit l'âge auquel se développe l'Alzheimer. Les gens qui développent la maladie à un jeune âge ont probablement plus de facteurs de risque et moins de facteurs de protection, tandis que les sujets qui développent la maladie plus tard dans la vie peuvent avoir des facteurs plus protecteurs. Mais le mécanisme peut être identique dans les 2 cas ».

NB : Le Dr Goate, a été, en 1991, le premier scientifique à identifier une mutation dans le gène APP liée à la forme précoce de la maladie d'Alzheimer.

 

 

Les chercheurs ont utilisé le séquençage d'ADN pour analyser, chez les membres de 440 familles, le gène de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP : amyloid precursor protein), les gènes PSEN (Presenilin)1 et PSEN2 déjà identifiés comme causes de la maladie d'Alzheimer précoce et les gènes MAPT (microtubule associated protein tau) et GRN (progranuline) associés à des formes héréditaires de la démence frontotemporale. Dans les familles participantes au moins 4 personnes par famille avaient été diagnostiquées avec la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs aboutissent à des variants rares des gènes étudiés sur 13% des échantillons analysés.

 

 

Ces variants génétiques rares pourraient contribuer au développement de 5% des cas tardifs de maladie d'Alzheimer, expliquent les auteurs. Si ce chiffre semble faible, le nombre de personnes ayant cette forme tardive de la maladie est tellement important, que ces variations génétiques concernent, en fait, un très grand nombre de patients.

 

 

Vers un test génétique ? Grâce aux nouvelles technologies de séquençage, il est maintenant possible de séquencer l'ensemble de ces gènes en temps réel », précise le Dr Cruchaga, coauteur de l'étude. Il y a 15 à 20 ans, il aurait fallu des années pour séquencer chaque gène individuellement. Pour les auteurs, il serait donc intéressant et envisageable de séquencer ces gènes chez les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie d'Alzheimer.

 

« Les médecins qui traitent les patients atteints de forme tardive de la maladie doivent s'interroger sur l'histoire familiale du patient. Dans des familles avec un historique important de cas d'Alzheimer, il n'est pas déraisonnable de penser au dépistage de ces mutations génétiques ».

 

 

Les chercheurs confirment aussi que les mêmes gènes peuvent être connectés à la fois aux formes précoces et tardives de la maladie et ajoutent que la classification précoce/tardive a toujours été arbitraire. Pour les auteurs, la maladie est un long continuum.

 

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