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MANQUE de SOMMEIL et DIABÈTE: Explication d'une mauvaise association

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 2 semaines
Diabétologia

On sait qu’une horloge biologique déréglée entraine le développement de troubles métaboliques, dont le gain de poids et le diabète de type 2. Cette étude de l’Université de Chicago permet de mieux expliquer les liens entre le manque de sommeil et le diabète. Ses conclusions, présentées dans la revue Diabetologia montre que le manque de sommeil peut élever les niveaux d'acides gras libres dans le sang et favoriser ainsi le pré-diabète, ici chez des hommes jeunes en bonne santé.

Le manque de sommeil (en rouge sur figure ci-contre) peut ainsi élever les niveaux d'acides gras libres dans le sang, révèle cette étude, la première à examiner l'impact de la perte de sommeil sur les niveaux d'acides gras. Le Dr Esra Tasali, professeur de médecine à l'Université de Chicago et auteur principal de l'étude, constate, auprès de 19 participants en bonne santé, âgés de 19 à 30 ans, qu'après 3 nuits réduites à 4 heures de sommeil, les niveaux d'acides gras sanguins, qui marquent normalement un pic rapide, restent à des niveaux élevés de 4 heures à 9 heures du matin. Et tant que les niveaux sanguins d'acides gras sont élevés, la capacité de l'insuline à réguler la glycémie est réduite. Précisément, l'étude a contrôlé le sommeil de chaque sujet, son alimentation et des échantillons de sang ont été prélevés à des intervalles de 15 ou 30 minutes durant 24 heures, à compter de la soirée de la 3è nuit. Les chercheurs ont pu ainsi mesurer les niveaux d'acides gras libres et de l'hormone de croissance, d'insuline et de glucose sanguins, et des hormones noradrénaline et cortisol.


Ils constatent que la restriction de sommeil entraîne :

· une augmentation de 15 à 30% des niveaux d'acides gras en début de matinée et en fin de nuit. L'élévation nocturne des acides gras s'avère corrélé avec une augmentation de la résistance à l'insuline.

· une augmentation de la noradrénaline dans le sang.

C'est une explication très claire du lien entre la perte de sommeil, la résistance à l'insuline et un risque accru de diabète de type 2. « La réduction de sommeil induit des changements marqués dans la sécrétion de l'hormone de croissance et les niveaux de noradrénaline, ce qui contribue à augmenter les acides gras circulants». Et, si nous avons besoin des acides gras pendant l'exercice, par exemple, des niveaux d'acides gras constamment élevés dans le sang ne sont généralement vus que chez les personnes obèses, atteintes de diabète de type 2 ou encore de maladies cardiovasculaires.

Non seulement l'étude fournit des preuves de mécanismes par lesquels la restriction de sommeil peut être associée à la résistance à l'insuline et au diabète de type 2 mais contribue à expliquer pourquoi des variations dans les réponses individuelles à un sommeil écourté peuvent expliquer la susceptibilité aux troubles métaboliques.

Source: Diabetologia Feb 2015 Sleep restriction increases free fatty acids in healthy men (Schémas@ J. Broussard and co-authors)

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