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NEURO: Chaque roman lu, c'est un peu de connectivité cérébrale en plus

Actualité publiée il y a 4 années 11 mois 2 semaines
Brain Connectivity

Meilleure compréhension de la langue certes, optimisation des sensations et des capacités motrices. Tous ces bénéfices sont suggérés après la lecture d’un seul roman et durant plusieurs jours, par cette étude de l’Emory University par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). La lecture contribue bien à renforcer la connectivité neuronale dans certaines zones du cerveau. Des conclusions qui réhabilitent la lecture, comme une activité cérébrale nécessaire pour le développement des capacités cognitives.

Les scientifiques du Center for Neuropolicy de l'Emory University ont regardé si la lecture d'un roman provoque des changements mesurables de connectivité à l'état de repos du cerveau et combien de temps persistent ces changements. Leur étude par IRMf a « suivi » et évalué le cerveau de 21 étudiants durant 19 jours au repos, puis durant 9 jours pendant la lecture d'un roman (Pompéi de Robert Harris), et puis de nouveau tous les jours durant 5 jours une fois la lecture du livre achevée.


Les scientifiques constatent, à l'IRMf, des modifications dans la connectivité de certaines zones du cerveau, durant la période de lecture et les 5 jours suivants, précisément dans les zones du cortex temporal gauche, une région impliquée dans la compréhension de la langue et dans le sillon central du cerveau, une zone associée aux sensations et au mouvement. Etant donné le rôle de ces régions, l'auteur principal, le Dr Gregory S. Berns, auteur principal, suggère que l'activation dans ces zones spécifiques contrôlant les mouvements et les sensations traduit l'identification du lecteur dans le personnage du roman.

La lecture, en particulier de livres à contenus narratifs reconfigure nos réseaux cérébraux pour au moins quelques jours comme si l'histoire devenait un peu partie intégrante de nous-même. Des implications importantes pour les enfants et les jeunes, qui majoritairement trouvent de moins en moins intérêt à la lecture, pour le rôle de la lecture dans le développement du cerveau et à lui donner donc dans les programmes éducatifs.

Source: Brain Connectivity December 9, 2013 doi:10.1089/brain.2013.0166 Short- and Long-Term Effects of a Novel on Connectivity in the Brain (Visuel © Minerva Studio - Fotolia.com)

Lire aussi: La LECTURE mobilise l'interaction de nos neurones à longue distance -

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