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PARKINSON: Infections, vibrations, les facteurs en cause

Actualité publiée il y a 7 années 3 mois 3 semaines
Movement Disorders et American Journal of Epidemiology

Cette étude de l'Université de la Colombie-Britannique (Canada) conclut à un risque doublé, en cas de grippe sévère, de développer, un jour, une maladie de Parkinson. En revanche, l'inverse est vrai pour les personnes qui ont contracté une rougeole durant leur enfance, avec alors un risque réduit de 35% de développer la maladie de Parkinson. L’exposition professionnelle aux vibrations aurait, elle-aussi un impact. Conclusions simultanées dans deux revues, Movement Disorders et American Journal of Epidemiology.

Les causes ultimes de la maladie de Parkinson, un trouble handicapant du système nerveux marqué par la lenteur des mouvements, des tremblements, une rigidité et la perte d'équilibre ne sont pas entièrement connues, mais on soupçonne des causes environnementales, dont l'exposition à certaines infections virales et des causes professionnelles.


Et les virus ? Les chercheurs ont mené des entretiens avec 403 patients parkinsoniens et 405 personnes en bonne santé pour estimer la relation entre la MP et certaines infections virales. La grippe sévère associée à un risque double de développer, ultérieurement, la maladie de Parkinson (OR: 2,01 IC : 95% de 1,16 à 3.48), bien que cet effet semble atténué lorsque l'infection grippale s'est produite au moins 10 ans avant le diagnostic. En revanche, certaines maladies de l'enfance apparaissent comme inversement associée à la maladie de Parkinson, en particulier la rougeole qui réduit le risque de 35% (OR : 0,65 IC : 95% de 0,48 à 0,90).

Et les vibrations ? L'auteur principal, Anne Harris a également examiné si l'exposition professionnelle à des vibrations peut avoir un effet sur le risque de la maladie de Parkinson. Son autre étude, publiée dans l'American Journal of Epidemiology suggère que l'exposition professionnelle aux vibrations … diminue de 33% le risque de développer la maladie vs les personnes dont les emplois ne comportent pas cette exposition, sauf dans le cas où ces vibrations sont d'intensité très élevée (conduite de motoneiges ou de bateaux à grande vitesse). Là, le risque de développer la maladie de Parkinson s'avère bien plus élevé.

C'est le début d'un minutieux travail de détective épidémiologique, crucial dans l'identification des mécanismes déclencheurs de la maladie et nécessaire au le développement de stratégies de prévention efficaces, concluent les auteurs.

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