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ALLERGIES: Le pollen de bouleau, un potentiel allergisant des plus élevés

Actualité publiée il y a 11 années 2 mois 3 semaines
Asthme et Allergies

La moitié nord de la France, de la Normandie aux Savoies, est concernée par un risque allergique élevé au pollen de bouleau, selon le dernier bulletin d'alerte pollinique du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). Classé par le RNSA parmi les arbres au potentiel allergisant le plus élevé, le bouleau se caractérise par une production de pollen élevée d'une taille inférieure à la moyenne, ce qui contribue à une meilleure pénétration des pollens dans les voies respiratoires.

Transporté par le vent, le pollen de bouleau bénéficie de par sa taille d'une très bonne dispersion dans l'air. Ces conditions contribuent à une meilleure pénétration des pollens dans les voies respiratoires qui au contact des bronches et des voies respiratoires entraînent une réaction allergique plus ou moins sévère chez les personnes sensibilisées. Le risque d'exposition au pollen de bouleau, habituellement élevé au mois d'avril a été renforcé ces derniers jours par des conditions météorologiques estivales favorisant une pollinisation en masse. La sensibilisation au pollen de bouleau est identifiée chez 33% des patients diagnostiqués pour une allergie respiratoire dans le Bassin parisien, chez 35 % des patients en Ile-de-France, chez 40 % des patients dans le Nord-Est et chez 32% des patients dans le Centre-Est [1].


Le « rhume des foins » peut altérer la qualité de vie: La rhinite allergique saisonnière, plus couramment appelée rhume des foins, est la maladie allergique la plus courante provoquée par les pollens. Elle se manifeste principalement par des symptômes cliniques au niveau des voies respiratoires (démangeaisons du nez et/ou du palais, perte de lʼodorat, écoulement nasal clair, crise d'éternuements et obstruction nasale) et des yeux (larmoiements, rougeurs, et picotements). Même s'ils semblent bénins, ces symptômes entraînent d'autres conséquences comme des troubles du sommeil et de la concentration, ou une restriction des activités qui peuvent altérer considérablement la qualité de vie des patients.

La rhinite allergique est par ailleurs un facteur de risque d'asthme. En effet, 40% des rhinites allergiques évoluent en asthme2, et 25% des patients allergiques développent simultanément un asthme et une rhinite. Plusieurs traitements existent, avec ou sans prescription. La désensibilisation permet chez certains patients de modifier lʼévolution de la maladie allergique. Et, en complément des traitements, il est conseillé de bannir au maximum le contact avec les pollens allergisants : en cas de pic pollinique, éviter les promenades et les pique-niques à la campagne, se rincer les cheveux le soir avant de se coucher pour ne pas déposer de pollen sur son oreiller, fermer les fenêtres de la maison, surtout lorsque l'on tond la pelouse, rouler fenêtres fermées en voiture?