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ANTIPSYCHOTIQUES: L'exposition prénatale entraine un déficit neuromoteur chez 80% des enfants

Actualité publiée il y a 7 années 4 mois 3 semaines
Archives of General Psychiatry

Chez les nourrissons âgés de 6 mois, qui ont été exposés in utero aux antipsychotiques, ces chercheurs de l’université Emory constatent des scores significativement plus faibles aux tests de performance neuromotrice, selon cette étude publiée dans l’édition en ligne des Archives of General Psychiatry, une publication du JAMA.

Car les deux tiers des femmes ayant des antécédents de maladie mentale donnent un jour naissance et dans ces cas, les directives de traitement restent encore très « spéculatives », disent les auteurs, avec encore peu de données scientifiques à ce jour pour évaluer l'innocuité et l'efficacité de la thérapie par psychotropes, à laquelle le fœtus se trouve exposé de manière prénatale.


Le Pr. Katrina C. Johnson et ses collègues de l'Université Emory, Atlanta, ont examiné le lien entre l'exposition prénatale aux antipsychotiques et antidépresseurs, les troubles psychiatriques de la mère et les déficiences neuromotrices ou d'attention chez des bébés âgés de 6 mois. L'étude, de décembre 1999 à juin 2008 a porté sur 309 paires mère-enfant exposées aux antipsychotiques durant la grossesse (22), aux antidépresseurs (202) ou pas d'agents psychotropes (85). L'évaluation neuromotrice a été effectuée par le test “Infant Neurological International Battery » (INFANIB), qui examine la posture, les réflexes et les facultés motrices de l'enfant. Les chercheurs ont également mesuré l'intensité des réponses des nourrissons à des stimuli visuels.

Seul 1 nourrisson sur 5 présente des capacités neuromotrices normales : Les chercheurs constatent que les nourrissons exposés avant la naissance à un antipsychotique obtiennent des scores de neuromotricité significativement plus faibles vs les bébés exposés aux antidépresseurs ou sans exposition. Seuls 19% des nourrissons exposés à un antipsychotique in utero montrent des capacités neuromotrices « normales », précisent les auteurs.

Mais quelle est la « part des choses » ? De prochaines recherches doivent parvenir à démêler la contribution relative des médicaments antipsychotiques, de la maladie mentale de la mère, de l'action concomitante d'autres médicaments et de l'influence du contexte psychosocial dans la trajectoire développementale des nourrissons à risque élevé, concluent les auteurs. "Dans l'attente de ces études, ces données confirment la nécessité d'un niveau supplémentaire d'examen clinique dans la sélection et la planification des traitements pour la mère et de bien peser le rapport bénéfice-risque des traitements antipsychotiques pour les femmes souffrant de maladies psychiatriques pouvant justifier leur prescription durant la grossesse ».

Source: Archives of General Psychiatry 3 avril 2012 doi 10.1001/archgenpsychiatry.2012.160 « Study Links Intrauterine Antipsychotic Medication Exposure to Lower Scores on Neuromotor Test in Infants”

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