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DENGUE et futur vaccin: La course contre la montre

Actualité publiée il y a 10 années 6 mois 2 semaines
OMS

Il s’agit de vaccins contre la dengue actuellement testés dans le cadre d’essais cliniques. Il faudra rapidement mettre au point des stratégies de distribution afin de pouvoir les mettre rapidement à disposition des personnes qui en ont le plus besoin. Une véritable course contre la montre, racontée dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé de juillet.

Rappelons que la dengue, infection virale transmise par un moustique, provoque des symptômes d'allure grippale sévères mais peut également évoluer en fièvre hémorragique potentiellement mortelle. Transmise par le moustique Aedes aegypti, qui se reproduit dans des réceptacles d'eau, la maladie a vu son incidence multipliée par 30 en 50 ans avec aujourd'hui 50 millions de cas dans le monde chaque année.


Pour Luiz Jacintho da Silva, Directeur de l'Initiative pour un vaccin contre la dengue, la propagation de cette maladie reste extrêmement préoccupante et spectaculaire en particulier chez les populations urbaines pauvres vivant dans les bidonvilles d'Asie et d'Amérique latine.

tétravalent. Le laboratoire français Sanofi-Pasteur a annoncé cette année qu'il avait mis au point ce vaccin tétravalent contre la dengue et que des essais de phase III étaient en cours en Australie. Ce vaccin s'est montré capable de produire une réponse immunitaire: Pour Joachim Hombach, chef par intérim de l'Initiative de l'OMS pour la recherche sur les vaccins, «par le passé, lorsque de nouveaux vaccins étaient mis au point, il fallait des années pour qu'ils parviennent aux habitants des pays en développement à grande échelle. Le vaccin contre l'hépatite B a mis plus de 10 ans et celui contre Haemophilus influenzae type b (HiB) a également mis longtemps, malgré une charge de morbidité élevée».

Pour un futur vaccin contre la dengue, il faudra s'efforcer de reproduire ce qui a été fait avec les vaccins contre les rotavirus et les pneumococcies, pour lesquels le délai écoulé entre l'homologation et la distribution du vaccin dans les pays en développement avait été largement réduit». Sanofi-Pasteur souhaite que le vaccin soit distribué d'abord dans les pays d'endémie mais cela soulève plusieurs difficultés concernant la distribution, notamment du point de vue de l'offre et de la demande.

Le besoin de données épidémiologiques: Ces données sont aujourd'hui à peine suffisantes pour procéder à des estimations prudentes concernant les politiques de vaccination, car la dengue donne facilement lieu à des erreurs de diagnostic car les symptômes cliniques qu'elle entraîne sont les mêmes que pour toute une série d'autres maladies infectieuses et la surveillance de la maladie dans les pays d'endémie reste très insuffisante. Compte tenu des efforts et des fonds nécessaires pour lancer un programme de vaccination ciblé au niveau mondial, cela ne suffit pas.

Des indications nécessaires pour la vaccination, adaptées à chaque pays. Car en Amérique latine, par exemple, la dengue n'est pas répandue chez l'enfant, alors qu'elle l'est souvent dans d'autres régions, notamment en Asie. Ces problèmes épidémiologiques viennent s'ajouter aux problèmes de réglementation complexes selon les pays et de financement.

Mais comment peut-il y avoir un programme de vaccination sans vaccin, et pour l'instant – et pour au moins un ou deux ans encore – nous n'avons pas de vaccin… Mais une fois le vaccin contre la dengue disponible, la demande sera importante et les programmes de vaccination et de distribution devront avoir été définis.

(Visuels OMS)

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