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DIABÈTE: Et si la vie sans insuline était possible ?

Actualité publiée il y a 5 années 3 mois 1 jour
Cell Metabolism

Vivre sans insuline avec un diabète, c’est possible, assurent ces chercheurs de l’Université de Genève (Unige) qui identifient une alternative à l’insulinothérapie dans les diabètes de type 1 et 2. La clé, une autre hormone, la leptine. Ces travaux, présentés dans la revue Cell Metabolism, précisent, en cas d’insuffisance en insuline, le mode d’action de la leptine et les organes concernés.


L'insuline, une hormone sécrétée par les cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas permet la pénétration cellulaire du glucose. Dans le diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant, qui touche l'enfant, l'adolescent, ou l'adulte jeune, l'administration de l'insuline est aujourd'hui indispensable car l'organisme ne secrète plus d'insuline. Dans le diabète de type 2, l'administration d'insuline n'est pas toujours indispensable, néanmoins est prescrite dans certaines situations de manière transitoire. Cette carence en insuline, peut avoir des conséquences létales si elle n'est pas traitée mais comporte néanmoins des effets indésirables, notamment cardiovasculaires.

L'alternative leptine : Dans cette recherche, les chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE), menés par Roberto Coppari, professeur au Département physiologie cellulaire et métabolisme, identifient des mécanismes sous-jacents à la survie sans insuline, ouvrant ainsi la voie à des alternatives thérapeutiques. Cette alternative, c'est une autre hormone, la leptine, déjà envisagée dans de précédentes études. Ici, les chercheurs montrent, que des souris déficientes en insuline, à qui la leptine a été administrée, survivent et sans hypoglycémies. Leur étude montre ensuite que les neurones impliqués dans la médiation de l'effet antidiabétique de la leptine agissent différemment chez les animaux déficients en insuline vs sains. Elle identifie, dans le cas d'une déficience, les principaux médiateurs de cette action, les neuros GABAergiques, situés dans l'hypothalamus et les tissus périphériques affectés par la leptine (foie, muscle soléaire et tissu adipeux brun) qui pourraient être ciblés directement par les futurs traitements.

En conclusion, la leptine pourrait être une alternative plus sûre à l'insuline, ses médiateurs essentiels en cas de carence en insuline sont les neurones GABAergiques, son effet est mieux compris et ses cibles mieux définies.

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